Archives de l'auteur pour april22

23
juil

(M)asos ?

J’ai besoin d’une ceinture.

Et j’ai besoin de votre aide.

Comme vous le savez peut-être déjà, les soldes sur le site d’Asos ont commencé depuis le début de la semaine.

L’occasion rêvée pour moi de trouver cette fameuse ceinture dont j’ai un urgent besoin (après tout on a les priorités qu’on peut).

J’ai donc envie d’une ceinture large à porter en hauteur (envie de m’élever) et de préférence de couleur fauve. Là, forcément, je bascule dans une telle originalité que des dizaines de choix s’offrent à moi. Et dès qu’il y a plus de deux possibilités (ça ne fonctionne d’ailleurs pas que pour les ceintures), il y a problème.

J’ai bien passé deux heures à les scruter chacune sous toutes leurs facettes, à les faire défiler, à revenir, à faire des choix, les défaire, laisser reposer, y revenir. J’ai même laissé la carte bleue à côté du clavier hier soir, en me disant que peut-être ce matin, le bon achat, celui, indispensable et dont j’ai tant besoin, ce serait effectué tout seul et que la délicate épreuve de la sélection se serait effectuée à mon insu.

Mais non. Ça n’a pas fonctionné.

Et c’est là que vous intervenez. Que j’ai besoin de votre oeil neuf et expert. De vos goûts. De vos conseils.

Bref. Je veux votre avis.

Alors on s’installe confortablement, on se vide l’esprit, on se concentre, on se sert éventuellement un petit café ou un grand apéro, et c’est parti…


N°1

Ceinture en cuir décorée de rivets et de strass
Boucle ronde en laiton
16,68 €


N°2

Ceinture en cuir tressé
Boucle ronde dorée
25,02 € (non soldée)


N°3

Ceinture lanières de cuir tressées
Large boucle ronde gravée en bronze
16,68 €


N°4

Ceinture en cuir ajourée, attaches et clous en métal
Boucle en métal brossé
11,12 €

A ce stade, vous pouvez faire une petite pause, aller vous dégourdir les jambes ou faire pipi.

Je vous attends.

Ça va mieux ?
Alors on continue…

N°5
Ceinture en daim
Attache par double boucle
Boucle en métal vieilli gravé
27,80 € (non soldé)

N°6
Large ceinture en cuir
Grande boucle argentée
Clous et rivets argentés
26,41 €

N°7
Large ceinture en cuir dentelé et ajouré
Grande boucle en métal ovale
27,79 € (non soldé)

N°8
Large ceinture en cuir
Coutures contrastées
Grande boucle rectangulaire en métal brossé
48,65 €

Bon, vous comprenez mon problème.

Le trop est l’ennemi de mon bien, et finalement je ne sais plus à laquelle m’attacher.

Niveau prix, rien à plus de 30 €, sauf la dernière.

Enfin, vous allez me dire : “Oui mais tout dépend de ce que tu veux en faire et avec quoi tu comptes la porter”.

Et je vous répondrai : “Ben, j’sais pas. J’veux une ceinture pour ceinturer, la mettre un peu avec tout et par dessus n’importe quoi. Bref, je veux une ceinture universelle et multi usages. Vooouuuiiii, parfaitement. Rien que ça.”

Merci de votre aide sur ce dossier capital.

Photos : Asos.com

20
juil

Sacs à main lisses

Je suis de bonne bonne, bonne humeur ce matin …

J’ai passé hier une excellente après midi. Il y a des jours comme ça où tout s’enchaîne de manière délicieuse.

Après avoir rencontré par hasard dans la rue un ami que je n’avais pas vu depuis au moins cinq ans, j’ai fait la connaissance du sémillant Kamel, chroniqueur de Style and the City, qui a pris en photo mes fameuses sandales Zara fluos, qui sont d’ailleurs beaucoup moins onstentatoires dans la vraie vie…

Puis, alors que j’étais à une terrasse de café en train de siroter un P… en compagnie de mon fameux ami invisible depuis ces cinq dernières années, un de mes créateurs préférés depuis maintenant un petit bout de temps est passé devant nous.

Quelle ne fut pas ma surprise quand il s’est arrêté pour saluer mon ami devenu pour le coup super visible. Ce dernier me présente alors Lamine Kouyate, plus connu sous le nom de Xuly Bët, et un de mes favoris parmi les favoris.

Le monde est parfois super petit et il vous semble en même temps infini. Infini de coolness…

Sinon, j’avais prévu un tout autre sujet pour le post d’aujourd’hui et contre toute attente, je m’y tiendrais.

Comme vous avez pu le remarquer, ici on cause pas beaucoup de sacs. Sacs à main. Sacs à malices. Sacs à main lisses.

Oh, non pas qu’il me manque le chromosome relatif au sujet. Non, je n’ai rien d’originale en la matière, et comme toute femme normalement intéressée par le sujet, j’aime le sac, les sacs.

Et c’est là d’où, éventuellement, vient le problème. Comme là aussi, j’aime bien collectionner, entasser, multiplier (rayer la mention inutile) tout ce qui possède anse, et bien à part une exception (super ancienne l’exception), je ne possède pas de It Bags. Non…

Je ne vais pas non plus me perdre en explications foireuses qui n’auront qu’un intérêt tout relatif. Plusieurs pistes. Dans le désordre.

- Blocages empêchant le transfert d’un demi smic ou d’un smic entier vers un seul article, aussi beau et surtout indispensable soit-il.

- Multiples occasions ratées (soldes de presse, eBay, opportunités foirées, …)

- Collectionnite aiguë plus facile à assouvir du côté cheap de la force…

Bref, que des bonnes excuses.

A la place, j’entasse donc les sacs à Madame tout le monde, les sacs à moi même. Pas de IT-ittude dans la démarche, que de l’instinct. Qui parfois se trompe aussi…

Trois exemples au hasard pris dans les achats de l’année. Ni Jérôme, ni Vanessa, ni Anna ou Marc, encore moins Yves ou Cristóbal.

Rien à plus de 60 euros.

Noir

  • Sac : “Geri” de Nat & Nin

Marron

  • Sac : Chattawak

Fauve

  • Sac : La Bagagerie
  • Jean : “501″ Levi’s
  • Tunique : Zadig & Voltaire
  • Sandales : Zara

16
juil

L’heure d’été

Certaines d’entre vous lorgnent déjà avec envie sur les collections d’hiver.
La météo pourrie leur donne sans doute raison.

Sauf que.

Sauf que l’été vient juste de commencer.
Sauf que j’ai toujours dans mon placard des vêtements de l’été dernier que je n’ai pas encore mis.
Sauf que dans deux mois, il fera de nouveau froid.

Sauf que je ne veux pas entendre parler d’hiver. Pas tout de suite.

Et surtout sauf que les promos d’été sur internet suivent la courbe d’ensoleillement. Les prix vont bientôt passer en négatif.

Un exemple pour illustrer mon propos ?

Un cas d’école.

Collection Nina Ricci Printemps Eté 2008

Robe : 170 € au lieu de 1 650

Robe : 230 € au lieu de 2 390

Gilet : 190 € au lieu de 1 650

Blouson : 240 € au lieu de 2 590

Robe : 135 € au lieu de 1 290

Gilet : 130 € au lieu de 920 €

Pantalon : 110 € au lieu de 720

Gilet : 190 € au lieu de 1 850

Top : 85 € au lieu de 450

Cape : 145 € au lieu de 1 190 €

Robe : 290 € au lieu de 3 390 €

Top : 80 € au lieu de 590

Chaussures : 190 € au lieu de 850

Chaussures : 150 € au lieu de 650 €

Alors, bien sûr à ce prix là (entre 70 et 90% de remise), plein d’articles se sont déjà envolées vers d’heureuses et futées futures propriétaires. Les exemples du dessus sont piochés parmi ce qui est encore dispos à ce jour.

Mais quand même.

Si pour le prix d’un tee shirt chez Vanessa Bruno, je peux avoir une robe Nina Ricci, forcément je m’interroge.

Quid du prestige, de la renommée, de l’image de marque ?

Quid du prix de revient, des marges effectuées ?

Sinon sur le même site (www.espacemax.com), vous pourrez aussi trouver des petites choses ravissantes de chez Circus & Co, Manoush, Paul & Joe sister, April May, ainsi qu’une envolée de Fées, pour même pas le prix de la moitié d’un talon soldé chez Nina.

Mais forcément, après, ça n’a pas tout à fait la même saveur.

Snob, finalement, très vite on le devient.

Photos : Vogue et EspaceMax

13
juil

Yo no soy marinero

Mais alors pas du tout.

Ou marin d’opérette alors.

Et pourtant, depuis de nombreuses années, je collectionne les marinières rayées, que j’avais l’habitude d’acheter Au Petit Matelot, avenue de la Grande Armée à Paris. Je ne sais même pas si le magasin existe encore.

Même si depuis les films avec Fernandel, je n’ai jamais vu un marin en porter une, je trouve que c’est le vêtement intemporel par existence. Il a traversé les années avec une assurance inouïe, et même si il est incontestablement sur le devant de la scène cet été, on l’a aimé avant et on le portera encore après.

Je l’affectionne tout particulièrement dans sa version la plus simple, ici portée avec un pantalon d’homme à revers un peu oversize, large ceinture en satin, et un blouson en daim assez étroit.

Ou encore avec une veste un peu masculine finement rayée.

Mais j’avoue que j’aime bien aussi la dérider, la marinière. Et là, comme à mon habitude, quoi de mieux qu’improviser un mélange improbable d’imprimés.

Avec des pois.

Rouges.

Ou avec des fleurs.

Semées sur une chemise noire en voile de coton.

  • Marinière : Au Petit Matelot
  • Pantalon : H&M
  • Sandales : Zara
  • Blouson en daim : Timberland
  • Veste : Les Chemins Blancs
  • Chemisier à fleurs : Jean Colonna
  • Foulard : vintage

Et vous, la marinière, vous la portez comment ?

10
juil

10 verres (c’)est varié

Allez, une fois n’est pas coutume, un petit tour rapide de ce que j’ai repéré d’intéressant aujourd’hui sur internet.

C’est pas parce qu’on a snobé les soldes dans les magasins, qu’on ne peut pas se rattraper dans le monde virtuel. D’autant que les articles eux, sont réels et les réductions, souvent, aussi.

Bon, là j’aurais mieux fait de tourner sept fois mon clavier autour de mon écran, parce que des réductions sur cette paire de compensées Asos, ben y en a pas (encore). Le prix n’est toutefois pas excessif et je trouve qu’elles font quand même bien leur affaire.

Alors, c’est sûr, le talon de 12, ça peut refroidir. Mais comme vous le savez toutes maintenant, les compensées, c’est super stable. Et puis, ces p’tits clous décoratifs semés sur les lanières entrecroisées, ça leur donne quand même un sacré peps. Elles existent en marron, clous dorés et en gris, clous argentés.

Les deux donnent envie.

  • Chaussures : Asos
  • Prix : 69,50 €

Pour les fans de la loose, tout est soldé depuis hier à - 50% sur le site d’American Vintage. Si comme moi, ça vous chagrine de mettre 50 euros dans un tee-shirt, là vous pourrez vous en offrir deux pour le même prix…

Mais il faut faire fissa parce que ça part à vitesse grand V.

Pour ma part, j’ai craqué sur une tunique et un tee-shirt (oui le 90ème, pour celles qui suivent). Et que du clair. Parce que j’espère pouvoir un peu bronzer, peut-être, d’ici la fin de cet été. Ou du prochain.

  • Tunique craie : 37,50 € au lieu de 75,00 €

  • Tee-shirt lilas : 20 € au lieu de 40 €

Sur vente-privee.com, c’est une vente Bel Air qui a attiré mon attention. Je ne suis pas d’habitude une grande fan de la marque, mais là j’avoue que la sélection est intéressante, il y a du choix et les prix sont riquiquis.

Petite sélection de ce qui m’a bien plu :

  • Blouse en voile de coton à manches bouffantes : 35€ eu lieu de 95€

  • Tunique fleurie sans manches à lien coulissant : 29€ au lieu de 75€

  • Tunique en soie imprimée et plissée sur le devant : 29€ eu lieu de 97€

  • Top en maille de lin et coton à larges rayures : 19€ au lieu de 83€

  • Chemisier manches courtes à motif fleuri : 25€ au lieu de 67€

Enfin, chez Chic Dressing se déroulent en ce moment deux ventes à visiter de toute urgence.

La première concerne les sacs de la marque marseillaise Zin. Du cuir d’agneau super doux, des couleurs sourdes, et nouveauté de cet été, des franges.

N’étant pas grande fan de ces dernières, mon choix s’est porté sur ce magnifique modèle qui, a - 40%, joue gentiment les tentateurs.

  • Sac Bowling beige irisé : 130 € au lieu de 208 €

Et puisque vous êtes sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour par la vente de la marque Kill Deal.

Cette dernière est également d’origine marseillaise (comme American Vintage) et vous pourrez là aussi faire le plein de basiques en voile de coton pour l’été.

Des formes simples qui se mélangent parfaitement entre elles et un petit côté bohème qui caractérise robes légères, tuniques babas et liquettes pimpantes.

A découvrir. A - 50%.

08
juil

Soun it will be too late

Je crois que je commence à être atteinte de décroissance.

Chic !

C’est tendance.

Premier signe : Je n’ai rien acheté pendant les soldes. Enfin, irl (in the real life) s’entend. Mais quand même. J’ai essayé, j’ai échoué, j’ai recommencé, ça n’a toujours rien donné.

Et cette petite voix qui ne m’a pas quitté durant toutes ces pérégrinations :

- “Tu es sûre, tu en as vraiment besoin de ce 90ème tee shirt loose qui pendouille et qui sera pile poil plus du tout dans la tendance, le dernier rayon de soleil envolé ?”

- “Ah oui, elle est super jolie cette tunique blanche. Mais tu crois pas qu’elle va faire double emploi avec les trois autres que tu as déjà acheté avant les soldes (et que je te rappelle tu n’as pas encore mises) ?”

- Oh, ces chaussures, sans rire, j’adore. Ah, quand même. 295 euros. Et le talon. Tu crois que tu les porteras facilement ? Non, parce que pour le prix, si tu dois les mettre uniquement pour la soirée blanche d’Eddy Barclay cet été, tu vas pas les rentabiliser. D’autant qu’Eddy, il t’a jamais invitée de son vivant, alors maintenant…

OK !!! J’ai compris. J’insiste pas.

Bon, heureusement pour le contenu de ce billet, j’avais quand même shoppé ces deux hauts sur une vente privée de la marque Soun, chez Bazar Chic. Je n’avais jamais rien acheté de cette marque, et c’est donc dans la plus grande improvisation que je me suis lancée…

Le premier est une blouse en soie à imprimés géométriques, dans les tons de violet.

L’imprimé n’étant pas vraiment évident au premier abord, j’ai voulu accentuer le côté 70’s avec un pantalon blanc style Karting (je vous parle d’une marque que les moins de 20 ans, etc…) et des chaussures au coloris décalé. Une capeline, des lunettes oversize et à moi la Riviera…

  • Blouse : Soun
  • Pantalon : Joseph
  • Chaussures : Zara

Le deuxième est un top en voile de coton jaune imprimé de marguerites.

Là, j’ai préféré diluer le côté naïf de l’imprimé avec un pantalon un peu masculin et des chaussures de couleur vive. Et puis, c’est vrai, j’avais super envie d’une fringue jaune (mis à part des chaussettes).

  • Top : Soun
  • Pantalon : Shyde
  • Chaussures : H&M

Au final, deux styles totalement différents. J’avoue une petite faiblesse pour l’un des deux.

Et vous, une préférence ?

05
juil

Ça déchire

Ça fait un petit moment que je voulais vous présenter ma tenue de travail.

Oui, parce que j’en ai une. Presque un uniforme.

Et vous parler aussi de mon amour pour les vêtements déchirés. Mon côté Punk’s Not Dead.

Comme certaines d’entre vous le savent, je travaille la plupart du temps depuis chez moi. Cette situation comporte de nombreux avantages et de multiples inconvénients.

Et comme le plus souvent mon unique interlocuteur est l’écran de mon ordinateur, point n’est besoin de forcer les choses. Il est plutôt arrangeant, comme compagnon de taf. Le résultat, je ne sais pas si je dois le classer dans la catégorie avantages ou désagréments. Mais il est là…

Quand je bosse, je suis donc souvent habillée comme si… je sortais de mon lit / revenais de la plage / faisais des travaux de terrassement (rayer la mention inutile).

Bon, je vous rassure, heureusement que j’ai des RDV à l’extérieur assez souvent, sinon je ne quitterais plus un vieux 501 explosé et trop grand, et les jours de grande chaleur, un short customisé par mes soins au siècle dernier…

  • Jean : Levi’s 501
  • Tee shirt : American Vintage
  • Cardigan et foulard : H&M
  • Chaussures : Free Lance

  • Short : Levi’s 501
  • Top : Votre Nom
  • Gilet long en laine : Kookaï
  • Chemise longue à carreaux : Xuly Bet
  • Chaussures : Mosquitos

Tenue de travail ET tenue d’intérieur. Je visualise en effet assez mal l’ensemble short + surchemise à carreaux chez un client, ni même chez l’épicier, d’ailleurs.

Mais pourquoi au fait ? Ah oui ça y est. Je me souviens. La date de péremption. Depuis longtemps expirée.

03
juil

Solo Polo

Vous vous souvenez comment vous avez atterri sur la fashion blogo ?

Moi je m’en souviens d’autant mieux que c’était il n’y a pas si longtemps. Au gré d’un lien sur un site de vente en ligne, je me suis retrouvée sur le site de Punky-b. J’ai lu la moitié du blog d’un coup. Plus tard j’ai été amenée à découvrir le blog de Garance, celui de Géraldine (de Café Mode), et ainsi de suite…

Le mal était fait.

Quelques mois plus tard, j’ai voulu moi aussi entrer dans la place. Il n’y avait pas de raisons pour que je ne saute pas le pas. Sauf que.

Sauf que, je ne maitrisais pas encore tout à fait les codes de cette tribu à part entière. Je les ai petit à petit assimilés, les uns après les autres, et j’ai appris, souvent à mes dépens. Qu’importe. Le négatif ne l’a jamais emporté sur le plaisir de lire, jour après jour, les chroniques modesques des unes, les délires fashionistiques des autres, les conseils experts de toutes. Bref, un grand vent de fraicheur est venu aérer mon écran et je n’ai eu de cesse depuis, d’alimenter à mon tour ma vision personnelle de cet univers.

Et ce qui m’intéresse dans ce shoot quotidien de style que je m’inocule, c’est bien l’inspiration, les trouvailles et les expérimentations que chacune transmet, offre, tente…

Alors c’est vrai je m’en fous un peu de voir des vêtements à peine sortis des rotatives de la mode, ou d’acquérir le dernier it-something que tout le monde s’arrache. Non, ce que je recherche avant tout c’est l’inspiration. Et cette dernière, je vais la trouver autant dans certaines vintageries que dans les associations parfois osées de cerveaux imaginatifs.

Des mélanges, du neuf, du vintage, de l’indémodable. Si comme la majorité d’entre vous, je dépense beaucoup en fringues et ce, depuis bien longtemps, ouvrir ce blog n’a pas fait exploser mon budget en la matière.

Non. Plutôt que d’écumer les magasins pour présenter du toujours plus, toujours mieux et noyer le lecteur sous un déluge de nouveautés, je préfère fouiner dans mon dressing et dénicher des vieilleries, qui portées ou accessoirisées différemment qu’à l’époque de leur achat, renaitront autrement.

Celles qui me connaissent désormais un peu savent que je garde quasiment tout, que je n’ai pas de compte eBay ou de sites bis me permettant d’évacuer le surplus de mes armoires. J’aime les vêtements, j’ai appris à connaître mes véritables envies, et j’évite de multiplier les achats coups de cœur qui ne quitteront plus par la suite les tréfonds de mes placards une fois achetés, faute d’avoir été suffisamment “aimés” dès le départ.

Alors, une fois encore, un petit détour par mes armoires plutôt que par la case soldes, pour en ressortir trois robes polos qui peuvent encore tout à fait faire illusion.

La mode, c’est un peu de la magie, non ?

Rayée

  • Robe : Jean Colonna
  • Ceinture : Richard Gampel
  • Chaussures : Jonak

Noire

  • Robe : Jean Colonna
  • Foulard : vintage
  • Chaussures : H&M

Navy

  • Robe : Isabel Marant
  • Chaussures : Jonak

29
juin

Silence, on reboule

On parle des soldes ??

Parce que j’ai peut-être pas tout bien lu tout partout, mais cette année, j’ai l’impression que c’est Omerta sur la Promo, sur la fashion blogo. Je me suis un peu demandée pourquoi. Oui. Pourquoi tant d’ostracisme ? Que s’était-il réellement passé ?

Et puis samedi, j’ai compris.

Je suis descendue de ma Tour d’Ivoire et j’ai vaillamment trainé ma carcasse. Comme vous le sentez déjà, il n’y avait pas non plus un enthousiasme délirant derrière ce projet. Mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Allez, j’exagère un chouilla, mais pas tant que ça finalement.

Premier magasin : Antik Batik
Du monde, mais jouable. Je repère vite fait un joli blazer noir gansé. Je le pose gentiment dans un coin de ma mémoire (faut quand même que je me dépêche de faire le tour du magasin, les poissons rouges comprendront). Plus loin, et partout sur des portants, de la soierie, de l’aérien, de la couleur, de l’imprimé, de la broderie. C’est moyen joli et rien ne me fait vraiment envie. J’ai l’impression que c’est la même collection que l’année dernière, et aussi que celle d’avant.
Je retourne voir le blazer du départ. Taille L. J’avise la vendeuse. C’est le dernier mais il taille petit. OK j’essaie. Je ressemble à Roselyne Bachelot avec. La vendeuse derrière moi : “Il est joli, hein?” Moi, devant la vendeuse : “Oui, il est joli, mais il est vraiment trop grand. Vous trouvez pas?” Elle, de bonne foi : “Oui, mais il est à -50%”. Moi, de mauvaise foi : “Ah bon, ben, je vais réfléchir”.

Deuxième magasin : Zadig & Voltaire
Là déjà, en rentrant il y a une odeur bizarre. Genre de l’encens qui aurait tourné, mélangé à de la transpiration de clientes empressées.
Je me bouche mentalement les naseaux et je continue. Pas longtemps. Je sais pas pourquoi, mais j’ai même pas envie de me baisser pour attraper et regarder là un tee-shirt loose, là un pull en cashmere, là un sac pas soldé. Là encore, j’ai l’impression que c’est toujours la même chose depuis de nombreuses saisons. Je n’arrive pas à discerner si ce sont des soldes d’été ou d’hiver. Il y a partout des pulls et des blousons en cuir. J’ai trop chaud tout d’un coup. Je m’enfuis.

Troisième et dernière boutique : Ethel
C’est une petite boutique pas très loin de chez moi qui distribue des marques comme Bel Air, Shyde, Gat Rimon, Scarlett Roos…
Là c’est le temple du ça déborde. Ça dégouline de partout. Je suis fatiguée avant même d’avoir commencé. Je me raisonne. Je me remotive. Et en avant. Arrivée au terme de l’épouillage du dernier cintre du dernier portant, il me semble me souvenir que j’avais repéré 2 ou 3 tops (ou peut-être étaient-ce des robes ?). Mais où ? Ah, foutu poisson rouge qui ne peut s’empêcher de se balader dans mon liquide céphalo-rachidien.
Non. Impossible. Je me refais pas le chemin inverse. En plus, je viens de commencer à bailler. C’est un signe. Je rentre. Chez moi.

OK pour aujourd’hui. Je ferais mieux une prochaine fois. Ou pas.

Tant mieux. Je n’ai plus ni sous à dépenser ni place pour les ranger. Mes éventuelles trouvailles.

Donc le butin des soldes, ce sera pour une autre saison.

A la place, je reboule.

Et je me venge.

De tous ces gens, qui, lorsque, ado, je faisais des revers à mes pantalons, ne pouvaient s’empêcher de me demander si j’allais à la pêche.

Alors, oui je vais pêcher. Dans une tenue très casual, très pratique pour la chasse aux poissons. Sauf les rouges.

  • Pantalon : Kookaï
  • Tee shirt : Fruit of the Loom
  • Gilet en jean : Wrangler
  • Chaussures : Converse
  • Foulard : H&M

Ici, une autre manière de rebouler. Parfaite aussi pour la pêche. Mais pour du poisson plus standing ce coup-ci.

  • Pantalon : Kookaï
  • Top : H&M
  • Veste : Antik Batik
  • Chaussures : H&M

Allez, bonne pêche à vous aussi.

Ou à défaut, bonnes soldes !

26
juin

Soleil vert

Au début du printemps, j’avais croisé cette blouse tout en transparence sur une vente internet. J’avais d’ailleurs fait plus que la croiser, puisque j’étais repartie avec, enfin façon de parler, on ne passe pas encore la main au travers de l’écran pour récupérer ses achats, mais j’aimerais quand même bien qu’un jour mes envies se prennent pour la réalité. Sur un coup comme ça, tout le monde y gagnerait.

Bref, je l’avais donc reçue par La Poste, je l’avais rangée vu que le temps de ce début de printemps ne s’y prêtait pas, et je l’avais… oubliée.

Rien de grave non plus, si ce n’est qu’en la retrouvant, j’ai été un peu décue. Je la trouvais toujours jolie, mais j’avouais que je ne me souvenais plus quel avait été le déclic déclencheur. En fait, et après avoir vécue tout un printemps depuis l’acte d’achat, je lui ai trouvé plein d’airs de chez déjà vu et elle me paraissait tout de suite moins attrayante. J’en avais même honte. Non, pas de la blouse, mais de mon attitude. Pov chose que je suis, encore à mon âge modelée par des diktats aussi impérieux que peu impériaux.

Cette blouse est devenue has been en quelques semaines ? Même pas mal ! Je m’en vais te lui associer d’autres petites choses d’un autre âge et j’en serai quitte pour un look venu d’ailleurs, et pis c’est comme ça, au moins on en parlera plus et on passera à autre chose.

Bon, ça c’est fait.

Je vous balance quand même les photos. Et y a du lourd.

Du corsaire. De la plateforme qui transforme les orteils en knackis. Du mini blouson noir. Du spencer blanc. Et tout est certifié d’époques bien antérieures.

Allez, rien que pour vous. Non, non, ne me remerciez pas , c’est de bon coeur.

  • Blouse : Antik Batik
  • Corsaire : Côte à côte
  • Gilet manches longues : Jean Colonna
  • Mini blouson : Atsuro Tayama
  • Veste : Agnès b.
  • Chaussures : Colisée de Sacha

Vous avez pas encore mouru ?

Allez un petit coup de gilet Nike Vintage, et vous devriez être fignolées.

Ah tout de suite, elle la ramène moins la petite blouse emperlousée. Ça lui a cassé de sa superbe le coup de la Nikerie vintage.

Mais j’entends déjà les murmures de désapprobation.

OK. Je reviens dans le droit chemin.

Sans avoir toutefois fait un léger détour par les années 80 ou 90, je sais plus, c’est l’âge qui fait ça certainement, après avoir traversé tant de courants on finit par les mélanger et ne plus très bien savoir ce qu’on fait.

Je disais donc. Ah oui ! Du spencer blanc. Sur fond blanc. Ça ressort mieux.

  • Veste : Cacharel
  • Jean : Melting pot
  • Ceinture : Richard Gampel
  • Chaussures : ramenées de Londres dans les années 90

Allez promis ! La prochaine fois, on parlera mode…




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