Archive pour juin 2008

29
Juin
08

Silence, on reboule

On parle des soldes ??

Parce que j’ai peut-être pas tout bien lu tout partout, mais cette année, j’ai l’impression que c’est Omerta sur la Promo, sur la fashion blogo. Je me suis un peu demandée pourquoi. Oui. Pourquoi tant d’ostracisme ? Que s’était-il réellement passé ?

Et puis samedi, j’ai compris.

Je suis descendue de ma Tour d’Ivoire et j’ai vaillamment trainé ma carcasse. Comme vous le sentez déjà, il n’y avait pas non plus un enthousiasme délirant derrière ce projet. Mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Allez, j’exagère un chouilla, mais pas tant que ça finalement.

Premier magasin : Antik Batik
Du monde, mais jouable. Je repère vite fait un joli blazer noir gansé. Je le pose gentiment dans un coin de ma mémoire (faut quand même que je me dépêche de faire le tour du magasin, les poissons rouges comprendront). Plus loin, et partout sur des portants, de la soierie, de l’aérien, de la couleur, de l’imprimé, de la broderie. C’est moyen joli et rien ne me fait vraiment envie. J’ai l’impression que c’est la même collection que l’année dernière, et aussi que celle d’avant.
Je retourne voir le blazer du départ. Taille L. J’avise la vendeuse. C’est le dernier mais il taille petit. OK j’essaie. Je ressemble à Roselyne Bachelot avec. La vendeuse derrière moi : « Il est joli, hein? » Moi, devant la vendeuse : « Oui, il est joli, mais il est vraiment trop grand. Vous trouvez pas? » Elle, de bonne foi : « Oui, mais il est à -50% ». Moi, de mauvaise foi : « Ah bon, ben, je vais réfléchir ».

Deuxième magasin : Zadig & Voltaire
Là déjà, en rentrant il y a une odeur bizarre. Genre de l’encens qui aurait tourné, mélangé à de la transpiration de clientes empressées.
Je me bouche mentalement les naseaux et je continue. Pas longtemps. Je sais pas pourquoi, mais j’ai même pas envie de me baisser pour attraper et regarder là un tee-shirt loose, là un pull en cashmere, là un sac pas soldé. Là encore, j’ai l’impression que c’est toujours la même chose depuis de nombreuses saisons. Je n’arrive pas à discerner si ce sont des soldes d’été ou d’hiver. Il y a partout des pulls et des blousons en cuir. J’ai trop chaud tout d’un coup. Je m’enfuis.

Troisième et dernière boutique : Ethel
C’est une petite boutique pas très loin de chez moi qui distribue des marques comme Bel Air, Shyde, Gat Rimon, Scarlett Roos…
Là c’est le temple du ça déborde. Ça dégouline de partout. Je suis fatiguée avant même d’avoir commencé. Je me raisonne. Je me remotive. Et en avant. Arrivée au terme de l’épouillage du dernier cintre du dernier portant, il me semble me souvenir que j’avais repéré 2 ou 3 tops (ou peut-être étaient-ce des robes ?). Mais où ? Ah, foutu poisson rouge qui ne peut s’empêcher de se balader dans mon liquide céphalo-rachidien.
Non. Impossible. Je me refais pas le chemin inverse. En plus, je viens de commencer à bailler. C’est un signe. Je rentre. Chez moi.

OK pour aujourd’hui. Je ferais mieux une prochaine fois. Ou pas.

Tant mieux. Je n’ai plus ni sous à dépenser ni place pour les ranger. Mes éventuelles trouvailles.

Donc le butin des soldes, ce sera pour une autre saison.

A la place, je reboule.

Et je me venge.

De tous ces gens, qui, lorsque, ado, je faisais des revers à mes pantalons, ne pouvaient s’empêcher de me demander si j’allais à la pêche.

Alors, oui je vais pêcher. Dans une tenue très casual, très pratique pour la chasse aux poissons. Sauf les rouges.

  • Pantalon : Kookaï
  • Tee shirt : Fruit of the Loom
  • Gilet en jean : Wrangler
  • Chaussures : Converse
  • Foulard : H&M

Ici, une autre manière de rebouler. Parfaite aussi pour la pêche. Mais pour du poisson plus standing ce coup-ci.

  • Pantalon : Kookaï
  • Top : H&M
  • Veste : Antik Batik
  • Chaussures : H&M

Allez, bonne pêche à vous aussi.

Ou à défaut, bonnes soldes !

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26
Juin
08

Soleil vert

Au début du printemps, j’avais croisé cette blouse tout en transparence sur une vente internet. J’avais d’ailleurs fait plus que la croiser, puisque j’étais repartie avec, enfin façon de parler, on ne passe pas encore la main au travers de l’écran pour récupérer ses achats, mais j’aimerais quand même bien qu’un jour mes envies se prennent pour la réalité. Sur un coup comme ça, tout le monde y gagnerait.

Bref, je l’avais donc reçue par La Poste, je l’avais rangée vu que le temps de ce début de printemps ne s’y prêtait pas, et je l’avais… oubliée.

Rien de grave non plus, si ce n’est qu’en la retrouvant, j’ai été un peu décue. Je la trouvais toujours jolie, mais j’avouais que je ne me souvenais plus quel avait été le déclic déclencheur. En fait, et après avoir vécue tout un printemps depuis l’acte d’achat, je lui ai trouvé plein d’airs de chez déjà vu et elle me paraissait tout de suite moins attrayante. J’en avais même honte. Non, pas de la blouse, mais de mon attitude. Pov chose que je suis, encore à mon âge modelée par des diktats aussi impérieux que peu impériaux.

Cette blouse est devenue has been en quelques semaines ? Même pas mal ! Je m’en vais te lui associer d’autres petites choses d’un autre âge et j’en serai quitte pour un look venu d’ailleurs, et pis c’est comme ça, au moins on en parlera plus et on passera à autre chose.

Bon, ça c’est fait.

Je vous balance quand même les photos. Et y a du lourd.

Du corsaire. De la plateforme qui transforme les orteils en knackis. Du mini blouson noir. Du spencer blanc. Et tout est certifié d’époques bien antérieures.

Allez, rien que pour vous. Non, non, ne me remerciez pas , c’est de bon coeur.

  • Blouse : Antik Batik
  • Corsaire : Côte à côte
  • Gilet manches longues : Jean Colonna
  • Mini blouson : Atsuro Tayama
  • Veste : Agnès b.
  • Chaussures : Colisée de Sacha

Vous avez pas encore mouru ?

Allez un petit coup de gilet Nike Vintage, et vous devriez être fignolées.

Ah tout de suite, elle la ramène moins la petite blouse emperlousée. Ça lui a cassé de sa superbe le coup de la Nikerie vintage.

Mais j’entends déjà les murmures de désapprobation.

OK. Je reviens dans le droit chemin.

Sans avoir toutefois fait un léger détour par les années 80 ou 90, je sais plus, c’est l’âge qui fait ça certainement, après avoir traversé tant de courants on finit par les mélanger et ne plus très bien savoir ce qu’on fait.

Je disais donc. Ah oui ! Du spencer blanc. Sur fond blanc. Ça ressort mieux.

  • Veste : Cacharel
  • Jean : Melting pot
  • Ceinture : Richard Gampel
  • Chaussures : ramenées de Londres dans les années 90

Allez promis ! La prochaine fois, on parlera mode…

23
Juin
08

Momo le moins cher

Je m’en doutais un peu, pour être tout à fait honnête. Vous ne connaissez pas Momo.

Oh, je ne peux pas vraiment vous en vouloir. Moi non plus il y a encore quelques jours, je ne faisais pas partie des « happy few ». Maintenant, c’est vrai, j’hésite. J’hésite à partager. Parce qu’une adresse pareille, certains se battraient pour l’avoir. Et moi, je vous l’offre, comme ça, sans contrepartie, aucune.

Bon, OK. J’arrête le délire et je vous raconte.

L’autre jour, je sortais d’un RDV de boulot dans le quartier hautement fashionistique qu’est la Gare du Nord, quand je décidais de rejoindre mon bureau à pied, via le boulevard Magenta, en direction de la Place de la République.

Beaucoup de mes haltes shoppings se trouvent avoir été effectuées après un RDV professionnel. En effet, soit ce dernier se passe bien et il faut fêter ça, en dépensant à l’avance l’argent que vous pensez avoir gagné suite à la signature d’un « fabuleux » contrat.
Soit le RDV a tourné au vinaigre, et là, forcément vous avez besoin d’un lot de consolation.

Dans le cas qui nous intéresse, on en était à un juste milieu entre les deux exemples précités. Le RDV c’était en effet soldé par un « oui mais peut-être », ce qui je vous l’accorde ne veut rien dire et qui fit que je me trouvais réjouie par le oui, mais légèrement frustée par le peut-être.

J’en étais là de mes réflexions réfléchies, quand soudain, mon regard torve (parce que fatigué d’avoir du soutenir des flots de question à une heure aussi peu avancée de la matinée) fut distrait par une avalanche de fleurettes, une profusion de carreaux et un dégueulis d’imprimés, vomis à même le trottoir. Bon, je vous rassure, tout cela était vaguement maintenu par des portants et des cintres, mais quand même…

J’ai alors bifurqué vers tout ce foutoir attrayant, et me suis retrouvée propulsée, telle Alice vers ses Merveilles, sur la planète « c’est pas forcément bô, mais c’est pas cher ». Bouaff, en général, je ne jette même pas un oeil désabusé vers ce genre de commerce tout sauf équitable, mais là, allez savoir pourquoi, j’ai pénétré dans l’antre…

Aucun prix n’étant affiché, je refuse tout net d’être taxée d’intéressée. Et pourtant j’avais déjà moissoné sec sur le trottoir avant de passer la porte. Prudente, je m’enquis quand même du prix de ce que je portais sur les bras, tel un pauvre sherpa ridicule de la hype que je me refuse à revendiquer (on a sa petite fierté, quoaa).

6 € chaque.

Pour toute réponse.

Mais après avoir raccroché son téléphone, mon hôte fut nettement plus prolixe.

Et il y en a à 12 € sur ce portant ci. Et si vous voulez j’en ai même en réserve dans l’arrière boutique. Moi : « Non merci ça ira et puis je voudrais pas vous déranger non plus ». Et lui, mais non vous ne me dérangez pas, suivez-moi. Et moi, pas rassurée : « Oh mais j’en ai déjà plein à essayer là ». Et lui, oh vous inquiétez pas, on fait plus la traite des blanches depuis longtemps maintenant. Et moi, notant au passage qu’il était plein d’humour et que le magasin était désert, qui finit, inconsciente, par le suivre.

Et oui, et hélas pour la tension narrative, ce n’était réellement qu’une arrière boutique avec quelques modèles supplémentaires. J’ai repéré au passage un superbe trench en daim bleu nuit pour moins de 40 € mais qui malheureusement s’est avéré court de manches après essayage, et j’ai fini par échouer dans la cabine d’essayage de la muerte avec mes zillions de jupes imprimées sur les bras.

Au final, sage comme une image, je ne me suis delestée que de 30 € (tout ce que j’avais dans mon porte monnaie ce jour là), soit convertie en marchandises convoitées, cinq jupettes.

Je vous en ai déjà présenté une ici.

En voici deux autres.

La première, une sorte de jupon à grosses fleurs porté avec un débardeur en cashmere et soie, une large ceinture en daim et un blouson léger.

  • Blouson : Vanessa Bruno
  • Débardeur : Lulu Castagnette
  • Ceinture : Vanessa Bruno
  • Sandales : Zara

La deuxième, j’ai rien trouvé de mieux que de copier ce que j’avais vu sur d’autres blogs, et je l’ai transformée en robe, et oui je suis d’accord, ça se voit.

  • Veste : Les Chemins Blancs
  • Sandales : Zara

D’un autre côté, que pouvait-on espérer de plus pour 6 euros, chaque (tout de même).

Momo Le Moins Cher

  • 31 boulevard Magenta 75010 Paris
  • 31 rue Ménilmontant 75020 Paris

Rien à voir, mais pour celles qui ont vu mon post sur Misericordia et qui ont bien aimé, il y a une vente privée les 26, 27 & 28 juin prochains, au showroom de la marque, 25 avenue de Wagram, 75017 Paris (code 2B52 – fond de cour).

20
Juin
08

Me suis encore fait carreautée

Ben oui, c’est comme ça. Certaines se font marabouter, d’autres envouter, voire même ensorceler. Moi ce sont les carreaux qui m’ont jeté un sort. Et depuis, je vis avec. Et eux avec moi.

J’ai eu beau me dire : « demain, j’arrête ! », pleine d’une détermination qui en auraient fait trembler plus d’un, le carreau n’est pas perméable aux invectives. Il est résistant. Et il est fourbe aussi.

Il peut se faire oublier pendant quelques temps – oh jamais bien longtemps non plus, il s’ennuie vite – et réapparaitre au premier tournant, souriant, charmeur, entêtant. Et sitôt croyiez vous l’avoir semé, qu’il est de nouveau là, indispensable.

Et dans ce cas là, peu importe sa taille ou sa couleur. Il est là, tout simplement.

Ci dessous, ces deux derniers méfaits.

Le premier est un chemisier à petits carreaux blanc et prune, col claudine et manches trois quart froncées.

  • Chemisier : Chattawak
  • Pantalon : Isabel Marant
  • Foulard : H&M
  • Sandales : Zara

Le second méfait est une chemise plus westernisante à grands carreaux, que j’ai bien aimé adoucir avec la mousseline d’une jupe en soie.

  • Chemisier : Chattawak
  • Jupe : Vanessa Bruno
  • Ceinture : Richard Gampel
  • Sandales : Zara

J’ai beau chercher (et même aller jusqu’à embrasser le paravent derrière moi), je n’ai pas vraiment de préférence entre les deux.

Et vous ?

17
Juin
08

Lurex au poi(d)s

Vous l’aurez peut-être deviné, mais la bling bling attitude, c’est pas vraiment mon truc. Je laisse à d’autres le soin de perpétuer l’espèce, d’autant qu’ils s’en occupent plutôt bien.

Oui mais voilà. J’ai beau généralement rester éloignée de tout ce qui brille, je me retrouve quand même invariablement chaque saison l’heureuse propriétaire d’une jolie chose (jolie, parfois seulement) aux reflets étincelants.

De l’argenté, du doré, je n’ai pas vraiment de préférence, puisqu’à la base, c’est pas ma came.

Pour cette saison, l’heureux élu qui s’est retrouvé par l’opération de je ne sais quel esprit moqueur dans mon placard, est un petit pull manches courtes chauvesourisantes et décolleté en V. Et doré. Très doré.

Alors pour éviter l’effet Dalida (que je respecte par ailleurs beaucoup), je me suis dit que quelques pois pourraient dédramatiser tant de clinquant. Et pas discrets, les pois. Tant qu’à faire.

Et associé avec un PBJ (Petit Blouson en Jean), je lui ai trouvé un air presque casual, à mon pull qui brille.

  • Pull en lurex : Chattawak
  • Jupe : vintage
  • Blouson en jean : Levi’s
  • Foulard : H&M
  • Chaussures : Jonak

Enfin, je ne pouvais pas terminer ce post sans vous toucher un petit mot de la jupe.

Elle ne m’a couté que 6 euros, et je ferai prochainement un billet sur l’endroit où je l’ai trouvé. Pas vraiment le temple de la chic-itude, mais à ce prix là, on y va pas non plus pour se faire offrir le thé dans un petit salon d’essayage privé.

Je vous l’avais dit, le bling bling, c’est pas mon truc.

15
Juin
08

Floraison tardive

Je crois bien être une des seules à ne pas y être encore allée de son petit billet bucolique sur la robe à fleurs… Qu’a cela ne tienne, vieux motard que j’aimais, comme dirait un de mes amis adepte des cylindrées rutilantes, je répare dès aujourd’hui cet oubli.

Les fleurs, j’ai toujours aimé. Les vraies surtout. Les imprimés, c’est ma tasse de thé. Alors quand on peut se faire plaisir…

En fait, j’avais déjà quelques semis dans ma penderie. Certes, n’étant pas de l’année, elles me semblaient un peu défraichies. Je m’étais bien dit qu’une petite plantation dès le début du printemps aurait été du meilleur effet dans mes effets, mais rien n’y a fait, à l’évidence je m’étais résignée. Je n’avais rien trouvé.

Pour être honnête, je n’avais pas non plus beaucoup cherché. J’attendais sûrement qu’elle se présente à moi, et pour tout dire, dans l’intervalle, ce n’est pas ça qui alimentait mes nuits d’insomnies.

Bon, et puis voilà. Finalement tout est rentré dans l’ordre. Nous nous sommes mutuellement adoptées. L’affaire fut vite entendue et depuis nous ne nous quittons plus.


Et comme effectivement, Frieda, je te le confirme, nous n’aurons pas d’été cette année, j’ai quand même du penser à réchauffer tant de légéreté…

Par du gilet, du cashmere, des bottes de motard (achetées 5 Francs au Puces de Montreuil, donc forcément il y a quelques années), des Rangers et du couire. Ben oui, les fleurs adorent s’encanailler, c’est bien connu…

Bon, je vous laisse, je viens juste d’attraper la rage du jardinage.
Soyez prudentes, c’est sûrement contagieux.

  • Robe : H&M
  • Gilet gris : Thierry Gillier
  • Gilet beige : Morgan
  • Blouson en cuir : Redskins
  • Sautoir : vintage
  • Bottes motardes : vintage
  • Chaussures lacées : Rangers
11
Juin
08

Blanc, et noir aussi

J’ai beau m’être récemment convertie aux couleurs vives, je n’en demeure pas moins une grande adepte du blanc, et du noir aussi.
Et accessoirement des pantalons dont les jambes se terminent par une boutonnière, un zip, un lacet, enfin un truc qui se ferme et qui s’ouvre, mais ça c’est véritablement pas le sujet du jour. C’est déjà assez compliqué, je vais essayer de pas tout mélanger…

Donc, je disais blanc. Que j’aime simplissime. Comme ici, sur ces deux modèles de blousettes simplettes. Pas compliquées. Pas accessoirisées. Basiques donc.

Et je disais noir, aussi. Parce que les deux associés, c’est souvent bien, parfois parfait, jamais raté.

La première blouse est en crépon de coton, manches 3/4 un tantinet ballonnet et simplement ceinturée.

  • Blouse : Cacharel
  • Pantalon : Meltin’Pot
  • Sandales : H&M

La seconde est en lin, manches courtes, forme évasée et décolleté plissé.

  • Blouse : Monoprix
  • Pantalon : Meltin’Pot
  • Sandales : H&M

Alors, Blanc ET Noir : y a de l’espoir ?




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