Archive pour septembre 2008

30
Sep
08

Sacré graal #1

Le parcours d’une obsessionnelle à la recherche de la pièce parfaite dont elle rêve depuis plusieurs semaines, peut s’avérer jonché d’embûches stylistiques.

Surtout lorsqu’elle sait tellement exactement ce qu’elle veut qu’elle finit par ne plus savoir très bien.

Surtout lorsque ce qu’elle croit être sûre de vouloir n’existe au final pas véritablement.

Surtout lorsqu’elle s’y prend comme une gaufre.

Au final, elle a beau ne pas avoir exactement le même physique que Marylin, elle finit tout de même par lui ressembler.

Surtout lorsque cette dernière s’est enfilée les yeux de Bob Marley.

Et elle finit déçue et exaspérée.

Et bête.

Dans le courant de l’été, comme beaucoup d’entre vous, je rêvassais aux possibles améliorations et ajouts à apporter à ma garde robe (des fois qu’elle s’en aille, la robe) pour l’automne à venir.

Une de mes premières envies, comme beaucoup d’entre vous, a été ce fameux legging en laine fine, un peu transparent, option plissage en accordéon obligatoire.

La véritable obsession ne s’est déclenchée malheureusement pour moi que beaucoup plus tard, à l’heure où nombre de modeuses s’étaient déjà rué sur le Graal, laissant aux pauvres malheureuses dont je faisais partie, quelques miettes ersatziennes ne correspondant pas intégralement au cahier des charges initial.

Il faut quand même que je vous précise, qu’aussi exceptionnel que cela puisse paraître, je ne possède pas de leggings. Le traumatisme des immondes caleçons (l’appellation d’origine) que l’on portait dans les années 80 m’ayant à tout (presque) jamais tenue éloignée de la tentation de rentrer dans la place.

D’autre part, je déteste tout ce qui moule le mollet (je n’aime pas mes mollets, rien que le nom d’ailleurs) et je ne voyais donc pas l’intérêt de m’infliger pareille torture.

Et puis lorsque j’ai vu cette photo chez Punky b, j’ai exulté.

Le mollet n’avait pas l’air moulé.

Du moins pas autant que sur un legging classique.

Il ne moulait pas non plus apparemment trop le cuissot.

Banco !

Le premier problème (que dans mon élan initial, j’avais totalement occulté) réside dans le fait qu’on a pas exactement les mêmes jambes, la demoiselle de la photo et moi.

Le second problème, c’est qu’on a du être environ 200 000 à raisonner de la même manière, et lorsque je me mis en quête de mon Graal à moi, il était devenu auparavant le Graal de 200 000 acharnées qui avaient été plus malines.

Et plus rapides.

Autant vous dire que chez Zadig & Voltaire, quand ils m’ont vu arriver avec mon air dégagé, décrocher le modèle du portant en coloris mauve écoeurant, et leur demander nonchalamment le même en noir, ils ont bien rigolé.

« Pffffff »… qu’il m’a fait le vendeur en pouffant. « Ça fait longtemps qu’on l’a plus en noir. Et puis sur Paris, ils l’ont plus dans aucune boutique. Et il est même épuisé sur internet. Et au Bon Marché non plus ils n’en ont… »

J’étais déjà partie.

Il m’avait saoulée.

D’autant plus qu’en sortant du magasin, je croise une bombe avec sur les fesses ce fucking legging.

Même pas grave.

Enfin … pas trop …

Ayant quelques jours plus tard echouée au Bon marché, j’ai pu vérifier les dires de mon Cassandre. J’ai eu beau secouer les portants du stand Zadig dans tous les sens, aucun legging ou assimilé ne m’est tombé sur les stilettos (même pas vrai, j’étais en espadrilles).

En revanche, j’ai pu l’apprécier dans le coloris mauvasse rosé sus cité et dans un gris clair que rien qu’en le regardant tu prends trois bon kilos.

D’un autre côté, j’étais un peu soulagée. Il avait pas l’air super ce legging. Ultra fin, pas du tout en laine, ni en matière, ni en apparence. J’avais peut-être évité in extremis une grave erreur de casting.

Je poursuivis donc mon chemin, mi tranquillisée, mi frustrée.

Bien sûr la frustration finit par l’emporter.

Quelques minutes plus tard au corner Maje, j’avais dans les mains un legging pas du tout en laine, pas du tout transparent, mais un peu accordéonant quand même, du au fait que j’avais pris la plus grande taille.

Il est en maille. Très doux. Très confortable.

Et là je vous entends d’ici.

Le legging, vous vous en tamponnez un peu.

En revanche, vous vous questionnez sérieusement sur ma santé mentale.

Des bottines blanches ?

Bon OK ! Je vous refile peut-être le bâton pour me faire battre, mais je leur trouve un petit côté rockabilly qui m’a bien plu, en accord avec le reste de la tenue.

  • Legging : Maje
  • Veste : Les Chemis Blancs
  • Tee shirt : Petit Bateau
  • Bottines : Agnès b
  • Foulards : H&M

A ce stade du récit, je sens bien que je n’ai convaincu personne.

Tout ça pour ÇA ???

Elle nous en tartine des caisses pour nous montrer un legging tout pourri qu’on a toutes le même au fond du placard depuis quatre ou cinq ans et qu’en plus on compatit même pas si elle est retardée et qu’il lui faut une bonne demi douzaine de semestres pour s’approprier une tendance que personne ou presque en veut plus.

Et oui.

Ainsi vais-je.

A mon rythme.

Mais vous pensez bien que je n’allais pas non plus m’arrêter en si bon chemin.

La suite.

Bientôt.

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26
Sep
08

Old Ma’

La veste de grand mère en tweed, tout le monde n’accroche pas, et je le comprends assez facilement.

D’un autre côté, j’avoue ma faiblesse pour ce tissu, jamais vraiment à la mode, jamais vraiment démodé non plus.

Et pour être honnête, je suis encore plus faible quand ladite veste m’a couté 8 €.

Pour le prix, j’ai même réussi à l’intégrer, pour l’instant, dans deux silhouettes bien différentes.

Avec un jean flare et une chemise blanche, elle se fait super classique.

  • Veste : Freepstar
  • Chemisier : Tommy Hilfiger
  • Jean : H&M
  • Chaussures : Jonak

Avec une jupe brodée, un tee-shirt loose et des bottes molles, elle prend un air beaucoup plus casual.

  • Jupe : Antik Batik
  • Tee shirt : American Vintage
  • Bottes : Ash
23
Sep
08

Gilet trouvé

Oui, je l’ai trouvé, je crois, mon maxi gilet en maille de l’automne.

Après avoir été alléchée, dès le mois d’août, par les propositions d’Eugénie Bling Bling, j’avais fourré tout ça dans un coin de mon cerveau, me promettant d’y revenir en temps et en heure.

Lesquels se sont matérialisés au sortir d’une visite chez le médecin, dans le temple de la perdition aka « Le Bon Marché« . Pour les non parisiennes, « Le Bon Marché » est un grand magasin où sont alignées TOUTES les marques que l’on aime, avec en plus une sélection particulièrement réussie d’articles pour chacune (les marques ET nous).

J’ai donc la mauvaise (???) idée d’avoir un toubib sis non loin de cet eldorado, et à chaque fois que je sors de chez lui (pas trop souvent, mais à tout hasard, je m’en vais quand même toucher un coin de rondin), je ne peux m’empêcher de fouler le sol de cet aimant à CB.

A peine rentrée, je m’aperçois que mes habitudes ont été toutes chamboulées, le stand Sessun à la place du Comptoir des Cotonniers, Isabel Marant à la place de ce qu’il y avait avant (je ne me souviens pas de tout non plus, hein)…

Bref, la partie de chaise musicale à commencé. Je reprends péniblement quelques repères, m’achète un legging pas en laine chez Maje (mais j’y reviendrais, c’est quand même mon PREMIER legging et ça se fête), furète dans la totalité des portants, et finit par me raisonner.

Je suis à sec.

Et puis quand même, un dernier coup d’oeil vers le corner des jeans. Un petit pélerinage vers les coupes parfaites d’Acne et Citizens of America … ce sera pour une prochaine fois…

Un stand American Vintage nouvellement créé ? Oui OK, mais juste pour « le plaisir des yeux » alors.

Et puis, MERDE.

Je le vois et je sais.

15 secondes d’essayage plus loin, j’étais déjà passée par la case CAISSE (je sais pas pour vous mais pour moi ce mois de septembre va faire super mal, vers le 30, quand toutes ces fucking CB vont être encaissées).

Alors voilà. J’espère que j’ai bien fait.

Parce qu’au final, je suis ruinée…

Ruinée, mais heureuse.

Le gilet en maille est en effet un super palliatif aux lourds manteaux que l’on devra se coltiner dès le mois prochain.

Il me permet de finir gentiment de porter le short en jean de cet été, sans passer pour un anachronisme météorologique ambulant.

On peut aussi l’enjoliver d’une poignée de sautoirs, sans qu’il vous en tienne rigueur pour autant.

Enfin, il s’accommode plutôt bien d’une paire de bottes hautes, pile dans la tendance ethno, folklo, bobo, hippo de la saison.

Bon, ben à priori je pense avoir fait le tour…

Ah non, j’oubliais.

Le collant.

La dentelle.

Et là j’ai comme un doute.

  • Gilet : American Vintage
  • Pull : Hector & Lola
  • Short en jean : « 501 » de Levi’s
  • Bottes : Ash

Et vous, vous l’avez trouvé votre doudou en maille pour l’automne ?

Et pour le collant en dentelle, je persiste ?

Ou j’arrête ça tout de suite ?

20
Sep
08

In a classical way (not so)

Est-ce cette image du défilé Prada qui s’est insidieusement faufilée dans mon esprit ?

Toujours est-il que j’avais une furieuse envie de chemise bleue.

Bleue ?

Bleue.

Un saut chez American Apparel, et au détour du rayon hommes, devinez quoi ?

Le problème d’une chemise en Oxford, telle que celles que l’on portait dans les années 80, c’est que c’est un peu la faditude annoncée.

Alors autant reprendre les codes de la saison et l’associer avec de la dentelle, de l’ajouré, du troué

Avec une jupe ?

  • Chemise : American Apparel
  • Jupe : Kookaï
  • Ceinture : Ted Baker
  • Bottes : Eden Shoes
  • Chaussures : Colisée de Sacha

Ou un pantalon ?

  • Blouson : Jean Colonna
  • Pantalon : Corinne Cobson
  • Boots : Vic Matie

Alors, le bleu, ça vous tente ?

Un pet(e) au casque ?

Affirmatif.

Photo défilé Prada : vogue.fr

16
Sep
08

Monkey see, monkey do

Oui, ceci est bien un singe

J’aime pas les années 80.

Enfin, disons plutôt que je n’aime pas la mode des années 80.

Certaines d’entre vous n’étaient pas nées. D’autres n’étaient pas bien vieilles.

D’autres encore comme moi avaient déjà flingué leur barboteuse.

Personnellement, j’en suis restée traumatisée. Non, pas par la barboteuse, mais par ce qui est arrivé APRÈS.

Et notamment par deux éléments symptomatiques de l’époque : les vestes et manteaux ULTRA épaulés et les pantalons À PINCES.

Concernant le cas n°2, le pantalon à pinces se devait d’être de plus, large au niveau des cuisses et resséré à partir du mollet. Le top, quoi. Qui vous donne direct la silhouette d’une bouteille de Perrier, a fait des générations de névrosées de la culotte de cheval et laissé dans ma mémoire des relents amers.

Quand ce dernier pantalon, rebaptisé « carotte », a recommencé à pousser sous nos contrées, semé par quelques créateurs aigris et revanchards, j’ai pris mes jambes à mon cou, littéralement.

Il était vraiment hors de question pour moi de reprendre une part de ce légume, l’ayant largement consommé à l’époque, et ce parfois jusqu’à l’indigestion. D’où l’importance du traumatisme ci dessus révélé.

No way. Je ne passerai pas par lui, lui ne passera pas par moi, nous nous ignorerons. Et tout ira bien.

C’était sans compter le fait qu’il n’y a pas que la chair de faible. Il y a le cerveau aussi. Et ses réflexes pavloviens.

Ça ne s’explique pas. Ça se vit. Ça se mimétise. Ça s’appelle la force de caractère. Ou plutôt ici en l’occurrence, son absence. Flagrante.

Alors j’ai cédé. J’ai commandé (sans essayer, donc). J’ai reçu. J’ai mis longtemps à déballer. J’ai essayé.

Et comme il est fréquent de bruler ce qu’on a adoré, pourquoi ne pas (un peu) se réconcilier avec ce que l’on a pris tant de plaisir à détester.

Et puis allez ! Soyons fous !

On lui associe un manteau sans col, autre pièce phare de l’époque (laquelle? les deux), pour singer, de loin, les magnifiques silhouettes Yves Saint Laurent de cette saison.

  • Pantalon : Paul & Joe
  • Top : April May
  • Gilet : Astuces
  • Ceinture : Vanessa Bruno
  • Manteau : Sonia Rykiel vintage
  • Chaussures : Asos

Et vous ? Les années 80 ? Les pantalons à pinces ? Les vestes sans col ?

Et sinon ? Ça va ?

13
Sep
08

Molleton

Vous n’avez pas pu les rater, ces photos du défilé printemps – été 2009 d’Alexander Wang :

Vous voyez où je veux en venir ?

Et puis avant il y avait eu ça aussi :

Une envie de molleton gris.

Voilà ce qui m’a pris récemment.

Le truc le plus improbable que je n’avais plus porté depuis une bonne dizaine d’années. Et encore, à l’époque, c’était juste pour faire du sport.

Le truc le plus anti sexy qui soit et qu’on porte en général pour rester chez soi, vautrée sur le canapé, devant la télé. Et qui en porte souvent les séquelles : taches et/ou trous (pour celles qui comme moi fument, le molleton brûle très bien…).

Et qui poche aussi.

Aux coudes. Aux fesses. Aux genoux.

Bref, le truc affffffrrreux.

Ah et puis j’oubliais, ça rajoute aussi facilement cinq kilos dans chaque cuisse, le caleçon molletonné.

Mais comme j’ai peur de rien…

Seyant, non ?

On s’en fout. C’est CONFORT.

Donc, du vieux bas de survêt :

  • Pantalon : Nike
  • Top en maille froissée : Meltin’Pot
  • Gilet noir : Agnès b
  • Gilet en maille : Thierry Gillier
  • Boots : Mosquitos

Et du sweater neuf :

  • Sweater : American Apparel
  • Tregging : Helmut Lang
  • Gilet en cuir : Kiliwatch
  • Bottes : Free Lance

Alors, cet automne, vous molletonnerez ?

Photos défilés A. Wang et I. Marant : vogue.fr

09
Sep
08

It’s a good start

Dans les années 90, Martin Margiela éditait un tee shirt dont les bénéfices allaient à l’association Aides pour financer la lutte contre le sida.

A l’époque, je m’étais précipité.

Il s’agissait :

  1. De contribuer à une cause qui nous tenait tous à cœur
  2. De s’offrir du M. Margiela à moindres frais

Bon, OK.

Il est possible d’inverser le 1 et le 2.

En tout état de cause, à l’époque, les actions caritatives (charitables ?) permettant d’allier de la bonne marque branchée à des considérations altruistes n’étaient pas monnaie courante.

Aujourd’hui, les choses n’ont malheureusement pas énormément évolué. Il y certes quelques opérations bienvenues comme la campagne RED, orchestrée par American Express et relayée par des marques comme Gap ou Apple, mais franchement, on ne croule pas sous les propositions.

Je voulais juste en profiter pour rendre hommage à ce type d’actions, qui dans le cas de ce fameux tee shirt ont été rééditées depuis :

 » Au milieu des années 1990, ce créateur belge a édité un maillot en coton avec le message «Il y a davantage d’actions qui peuvent être menées pour combattre le sida, mais porter ce tee-shirt est un bon début», imprimé en anglais sur le haut des épaules. La calligraphie évoque parfaitement son univers, au style immaculé. Lorsqu’on l’enfile, la partie du texte imprimée dans l’échancrure disparaît. Bref, c’est non pas un vêtement publicitaire, mais une vraie création, dont 20% des bénéfices sont reversés à l’association Aides. Succès immédiat, ce tee-shirt pour la bonne cause est, depuis, réinterprété chaque saison dans d’autres couleurs. » *

Vous en pensez quoi ?

Du partenariat de la mode et de la bonne cause.

Vous seriez prêtes à investir ?

Vous l’avez déjà fait ?

Vous avez d’autres exemples ?

Du coup, on en profite pour illustrer une des tendances de cette saison, le copier coller entre genres :

Je suis une fille, certes, mais je m’habille comme un garçon (avec ou sans cédille, après tout, on s’en fout).

On peut même enfiler de la veste « black » par dessus,

pour être parfaitement raccord avec la saison (en dépit des années écoulées)

et cet automne, c’est du « black is beautiful » que l’on chante.

Ça vous tente ?

Du tee shirt bonne conscience, du masculin, du noir,

et même du loafer

Alors ?

La vie est (presque) belle ?

  • Tee shirt : Martin Margiela
  • Pantalon : Comptoir des Cotonniers
  • Veste : Mexx
  • Chaussures : Weston

* Source : lexpress.fr




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