Archive for the 'Dressing' Category

13
Juin
09

Slouchy and skinny (toi même)

DSCN1411

Ou comment, patience et longueur de temps font parfois moins que force et que rage…

Parce que le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne me suis pas vraiment précipitée dans cette affaire.
Et qu’au final j’aurais peut-être mieux fait, m’évitant ainsi la vautrade annoncée.

Il y a quelque temps de ça, alors que, comme les 2/3 de la blogosphère mode, je cherchais un « boyfriend » à me caler sous la dent, je tombe sur ça :

current_elliott_slouchy

Tout ce dont j’avais envie, là, sur le moment : du loose, du fatigué, du mou, du dégingandé pas prise de tête.

Le Super Slouchy Skinny de Current Elliott allait devenir à coup sûr MON jean de l’été. Plus seyant et moins vu que le boyfriend, OK, give me five, je suis prête à conclure.

Oui mais non. Parce que ce modèle, impossible de le trouver en magasin en France (du moins moi y en a pas trouvé), et donc impossible de l’essayer au préalable et de me décider quant à la taille.

Au vu du prix de l’engin, de sa coupe particulière, et de tout ce que j’avais pu lire sur les aléas de taille des BFJ de la marque, j’hésite.

Longtemps.

Longtemps.

Je fais alors le tour du web à la recherche de précieuses informations, pour me retrouver au final avec deux théories également partagées : soit tu prends ta taille (et tu assumes le côté slouchy), soit tu prends une taille en moins (au risque de te retrouver avec un slim lambda).

AAArrrgh…

Dilemme.

Des slims j’en ai des wagons, et ce qui m’intéresse dans ce jean c’est justement son côté usé et fatigué, et sa coupe toute en looseur. Etant entre deux tailles, je choisis quand même (fine mouche) la plus petite des deux et je commande tranquilou mon super Slouny Skichy (j’en ris encore).

Je précise qu’entre le moment où je l’ai repéré et celui où je l’ai commandé, il s’est quand même passé plusieurs semaines de valse hésitation, tellement cette histoire de taille me perturbait (OK je sais, mais on ne pérorera pas ici sur le vide intersidéral de ma vie…).

Comme toujours avec Revolve Clothing, prix bien en deçà de ce que l’on peut trouver en France, frais de port gratuits et livraison hyper rapide (je précise à toutes fins utiles que je leur fais de la publicité totalement gratuite, et que je suis bien d’accord avec vous, je serais pas contre un petit dédommagement).

Donc trois jours plus tard, arrivée de mon nouveau Slouski Chyny…

Ouverture de la pochette, déballage et… cul par terre.

A vue de nez je pouvais rentrer dedans avec mon boyfriend (le vrai), mes deux chats et le poisson rouge, ce qui au final aurait fait beaucoup trop de monde au même endroit.

Je l’essaie quand même (seule ce coup ci) et effectivement je pouvais le mettre et l’enlever sans défaire le bouton. Ça nous a beaucoup amusé (moi et moi même), et on a joué à ça pendant un petit moment en rigolant bien, avant d’être subitement envahie par un lourd sentiment de solitude.

A ce stade, plusieurs solutions se dessinaient :

1/ Inviter du monde à participer à la super fête qui commençait à se jouer dans mon jean.

2/ Le renvoyer et faire un échange.

3/ Innover.

La solution 1 a vite été écartée (mon espace vital et moi n’étant pas vraiment partageurs).

La solution 2 était momentanément impossible (taille inférieure épuisée sur le site, tu m’étonnes). De plus la délicatesse qui me caractérise a voulu que je passe mon pied au travers du trou préformaté de la cuisse en l’essayant, déchirant au passage les fils ténus qui le protégeaient encore.

Restait la 3ème, de solution.

Qui s’est concrétisée par un passage par le lave linge à 90°, suivi de 2 heures de séchage à température maxi. Ça lui apprendra…

Et comme ça n’allait toujours pas, j’ai fini par le renvoyer, en remettant bien en place les étiquettes… (oh ça va hein, si on peut même plus rigoler).

Non je suis juste quelqu’un de bien (on va dire) qui serait incapable d’une telle infamie, d’autant plus que les 4 heures passées dans le lave linge séchant lui avaient remis les idées en place, à mon Skouchy Slinny.

Comme on était d’accord lui et moi qu’on revenait de loin, et pour fêter l’issue heureuse de ce qui aurait pu finir en serpillière, je n’ai pu m’empêcher de lui vider une partie de mon dressing sur les guibols, à mon nouveau pote.

Avec du bleu doré

DSCN1362

DSCN1376

DSCN1363

trio

DSCN1405

  • Jean : The Super Slouchy Skinny – Current Elliott
  • Top doré en lurex : Chattawak
  • Top bleu : COS
  • Chaussures : H&M et Oasis

Avec des rayures marinées

DSCN1378

DSCN1382

DSCN1379

DSCN1385

DSCN1380

  • Marinière : H&M

Avec du tee pyjamisant

DSCN1396

DSCN1397

DSCN1389

DSCN1390

  • Tee shirt : Swildens
  • Veste : Bel Air

Avec de la fleurette (non libertysante)

DSCN1398

  • Top : Zara

Avec du bleu de la marine

DSCN1399b

DSCN1400

DSCN1402

DSCN1399

  • Top : Liverny

Et vous ?

Avec votre jean de l’été ?

Ça se passe comment ?

Publicités
29
Mai
09

Carotte bleue

DSCN1

Le sarouel ? Même pas en rêve !

Mais la carotte (pardon, LE carotte), je dis why not ?

Après avoir fait un premier essai cet automne, je me suis dit qu’après tout les légumes c’est bon pour la santé, certains rendent même aimables, et je ne voyais donc pas d’objection à réitérer l’expérience.

DSCN2

Surtout quand la variété en question est peu chère, largement répandue et d’origine suédoise (enfin pas forcément ceux auxquels on pense).

DSCN3

Accompagné de motifs psychédéliques et réchauffé d’un hoodie gris (la carotte est frileuse), voici un bon compromis pour s’initier aux joies du jardinage urbain.

DSCN4

DSCN5

DSCN6

DSCN7

DSCN8

  • Pantalon carotte en denim : Cheap Monday
  • Top : Matthew Williamson pour H&M
  • Hoodie : American Apparel
  • Sandales : Zara

Pour faire un petit flash back sur mes années 80 à moi, je me suis souvenu du genre de pantalon que je portais à l’époque : le pantalon Cow Boy, pour ne pas le nommer. Je ne saurais dire d’où venait l’appellation (pour sûr on a jamais vu un cow boy attifé de la sorte), mais la chose portait en elle les germes du carotte actuel (génétiquement modifié depuis).

C’était un genre de jean (5 poches), très ajusté à la taille (haute), qui s’évasait progressivement sur les cuisses (pinces sur le devant), atteignait son maximum au niveau des genoux, et finissait en enserrant la cheville (le mollet, lui, étant plus qu’à son aise). On roulottait le bas (le verbe rebouler n’avait pas encore été inventé), et on portait ça, fiérote, avec des derbys de couleur vive…

Et je m’interroge.

Ne retrouvant nulle part mention de ce type de pantalon, je finis par croire que je l’ai rêvé (pourtant je me souviens très bien, le mien était rose pale).

Est-que ça dit quelque chose à certaines d’entre vous ? Suis-je la seule à avoir gardé le souvenir de cette fringue traumatisante ? Pire, n’aurions nous été qu’une poignée à l’époque à le porter et à l’appeler ainsi ?

Et pour en revenir à notre époque, finalement, vous êtes plutôt sarouel, plutôt carotte, plutôt je m’en bats les flancs ?

13
Mai
09

Où est ma chemise en jean ?*

DSCN1144

J’oversize pas tant que ça finalement.

Faut dire que j’ai déjà bien donné par le passé.

Jusqu’au ridicule.

Faut dire qu’en plus ça m’allait pas.

Et ma chemise en jean de l’époque ne dérogeait pas à la règle.

J’en avais deux en fait. Une délavée, l’autre un peu moins.

Et pourquoi « avais » d’ailleurs ?

Alors j’ai cherché, cherché, retourné tout le dressing (en plus comme j’ai que ça à faire en ce moment, ça tombait plutôt bien).

Rage.

Puis désespoir.

Et finalement, évidence.

J’avais du les balancer tellement elles étaient moches. Je ne vois pas d’autre explication (je les ai pas boulotté non plus, hein).

Alors j’ai du en trouver une autre.

Pas chose facile.

Dans ma friperie préférée, des modèles taillés pour la mère de Sébastien Chabal et dans les magasins que des p’tites choses beaucoup trop chères. Pas question d’y aligner trois chiffres (c’est pas que ça me reprend, c’est que ça ne m’a jamais quitté, et jusqu’à maintenant je n’ai fauté qu’une fois – pour le BFJ).

Et puis par hasard, sur Asos.

28 €.

C’était la dernière.

DSCN1146

DSCN1151

DSCN1133

DSCN1156

DSCN1121

DSCN1161

DSCN1152

DSCN1162

  • Chemise en jean : Wrangler chez Asos
  • Treillis : Zara
  • Tee shirt : vintage

Et vous la chemise en jean ?

Elle repassera par vous ?

Plutôt skinny ?

Ou oversized ?

* les plus perspicaces auront reconnu la référence à l’oeuvre impérissable de Sim et Patrick Topaloff

07
Mai
09

Perroquet acide

dscn1071

S’il y a un événement récent qui m’a laissé de marbre, c’est bien la collection Matthew Williamson pour H&M.

Le trip baby doll de retour d’Ibiza, c’était pas trop ma came on va dire. D’autant plus que pour faire partie des happy few, il fallait se lever tôt, faire la queue pendant des heures et prendre son mal en patience. Et en tant qu’insomniaque assumée depuis des années, mon sommeil du matin est bien trop sacré…

Bref, j’avais digéré et aussitôt oublié l’information.

Mais c’était sans compter les génies du mal qui se sont évertuées à poster leurs trouvailles sur leurs blogs, les charognes (du coup maintenant je ne peux même plus les citer).

Et vas-y que je t’éblouisse avec ma veste en soie bleue, avec mon mini perf que même si les zips sont dorés, je n’en aurais pas moins reniée ma patrie si j’avais pu mettre un demi doigt dessus, des trucs en plume dans tous les sens, bref, l’orgie totale.

Ça m’a toujours gonflé les maximes du genre « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ».

Je sais maintenant pourquoi.

Pourquoi je n’ai ni avenir, ni veste bleue, ni perf aux zips dorés.

Fuck them !

All !

Alors, penaude mais motivée, j’ai pris la direction du premier H&M venu (j’en ai quand même trois dans mon périmètre immédiat), mais ce… 5 jours après tout le monde…

Dans le premier, rien de chez rien, lui non plus ne faisait pas partie des happy few sélectionnés pour recevoir la fameuse collection.

Dans le second, j’ai du tournicoter un moment (j’avais un peu honte de demander) avant de trouver trois cardigans esseulés au milieu de deux shorts abandonnés et d’une robe à paillettes un peu tristoune.

Bon…

Finalement le troisième recelait les 3/4 de la collection (moins les IT) en quantité plus que suffisante (toutes les tailles dispos).

J’ai pris le pantalon, et reposé le top jaune.

Revenue chez moi j’ai regretté le top jaune.

J’y suis donc retournée le lendemain pour reprendre le top jaune.

Plus un autre bariolé et un jean qui n’avait rien à voir mais qui avait été abandonné dans le rayon. J’adore les articles esseulés loin de leur cintres d’attache. Un phénomène d’identification sans doute…

Alors voilà ce que ça donne en total look.

dscn1079

Superschöne, isn’t it ?

Et surtout totalement improbable tel quel (quoi que sous acide) (peut être).

La solution ?

Du denim pardi !

dscn1088

dscn1101

Un p’tit coup de flash sur le pantalon pour la brillance peut être ?

dscn1102

dscn1104

Ah on fait moins les marioles hein ?

Bon en vérité, il brille quand même un peu moins.

Même punition pour le top jaune (au passage j’ai été assez ebaubie par la qualité) (et je sens qu’il n’y en a pas pour longtemps avant que je ponde des posts en vieux français moi).

dscn1112

dscn1115

  • Top et pantalon en soie : Matthew Williamson pour H&M
  • Blouson en jean : Levi’s
  • Tee shirt : Comptoir des Cottoniers
  • Sandales rouges : Zara
  • Boyfriend jean : Citizens of Humanity
  • Sandales bleues : H&M

Sur ce je vous souhaite un excellent WE prolongé.

Et surtout ne me racontez pas vos virées à la plage ou à la campagne, moi ce sont trois jours de taf qui m’attendent.

C’est trop injuste…

OFF.

Partie se pendre.

Avec un top jaune.

03
Mai
09

White blouses

dscn0963

Parce que le blues, c’est mieux en noir. Ou en bleu.

Parce que la blouse, c’est mieux en blanc. Ou en blanc.

Et la blouse blanche on a beau en avoir chacune un wagon dans nos placards, on est jamais contre un petit supplément. Voire deux.

Alors pour fêter les premiers rayons du soleil et éviter de se désargenter, direction chez Olga, la friperie de la rue de Turenne dans le Marais.

Vous savez, là ou j’ai trouvé le perfecto de mes rêves ou presque, que je n’ai pas quitté ensuite pendant une semaine.

Et quand je dis pas quitté, c’est pas quitté. Je l’ai porté aaaaall day looooong, même à l’intérieur, même pour travailler, c’est à dire tapoter sur mon clavier, qu’à la fin j’en avais des crampes à la saignée du bras.

L’idée de départ, c’était de faire la bête pour qu’elle m’aille parfaitement, qu’elle fasse comme une seconde peau, comme si c’était moi qui l’avais usé pendant de longues années, que même en extrapolant, on aurait pu croire que j’étais née avec et que la Harley vrombissante m’attendait aux portes de la maternité.

Et rien qu’à l’idée de recommencer ce manège dès l’automne (parce que je ne vais pas le mettre cet été, c’est comme ça, c’est décidé), j’en ai des nausées.

Heureusement on ne trouve pas que du cuir chez Olga. On peut même y tomber nez à nez avec de la cotonnade légère comme un air de Sinatra.

En blanc.

Forcément.

Et simple.

Vraiment simple.

Portée avec un jean sqin H&M pris une taille au dessus (pour anticiper la tendance à venir du slouchy skinny) (et surtout parce que je n’aime pas quand le papier colle aux bonbons) (expression éminemment classieuse que je n’ai plus entendu depuis des années et dont je vous offre le souvenir), j’ai volontairement zappé tout accessoire.

On dira que le discret empiècement de dentelle de la blouse et les strass des sandales suffiront. On dira.

dscn0984

dscn0986

dscn0990

La seconde est encore plus casual, avec ses manches courtes ultra larges. Un peu trop peut-être. D’où la veste.

dscn1018

dscn1011

dscn1024

dscn1026

dscn1043

dscn1042

  • Blouses blanches : Olga
  • Jean : Sqin H&M
  • Veste : Bel Air
  • Foulard : Naf-Naf
  • Badges : Antik Batik
  • Chaussures : Oasis chez Asos

Et vous le blues, la blouse, le noir, le blanc… ça vous parle ?

Bon je ne demande pas à Sarah ce qu’elle en pense, elle nous avait déjà précédemment avoué son faible pour les chemises blanches ici. Enfin si, je lui demande quand même.

15
Avr
09

Molleton #2

dscn0894

Faut vraiment que j’arrête avec ça.

Non seulement j’ai passé l’âge de me trimballer en jogging, mais en plus je n’en ai jamais mis non plus pour faire du sport. Et puis quel sport d’abord ?

Bref je ne sais pas d’où ça vient (en fait si j’en ai une petite idée, développée précédemment ici), mais je ne m’arrête plus avec le molleton chiné.

Le genre de truc que tu te reprends dans la face quelques mois plus tard (photos à l’appui tant qu’à faire) en poussant des cris d’orfraie : yyyyyyyyyyrrrrrrrrrrrrrrrkkkkkkkkk, j’ai porté ça moi ?

Non, impossible. Je ne vous crois pas.

Les photos ? Truquées. Forcément.

dscn0896

Qu’est ce que je disais ? En plus elles sont floues. C’est pas une preuve.

dscn0899

And to add insult to injury, je lui ai adjoint (à mon bas de jog) une veste épaulée du début des 90’s et un foulard qu’il ne lui manque plus que les perles ma fille…

Allez je vous laisse rigoler un coup.

La prochaine fois on reprendra le fil de la saison…

dscn0900

dscn0901

dscn0905

dscn0906

dscn0908

dscn0910

dscn0911

dscn0914

  • Pantalon : Diesel
  • Veste : APC
  • Tee shirt : Comptoir des Cotonniers
  • Foulard : Christian Lacroix
  • Bottes : Loewe
23
Mar
09

Gaga d’Olga

Perfecto

Où il ne sera pas question ici de reine et encore moins de lady.

Où il sera davantage fait mention de la crise et du pouvoir d’achat.

S’il y a un endroit béni des dieux où la crise ne semble pas encore avoir accosté, c’est bien sur les rivages enchantés de la blogosphère féminine.

Un pays joyeux où tu peux acheter des jeans troués à 300 € en rigolant et où la dépense quotidienne s’érige en art de vivre et a depuis longtemps remplacé les prières du soir (pas un mal ceci dit depuis qu’on peut plus s’enfiler des préservatifs tranquille).

Faisant moi même partie de cette tribu imperméable à l’air du temps, j’ai décidé d’agir (un peu contrainte et forcée il est vrai).

Je décrète donc qu’à partir d’aujourd’hui, je ne dépenserais pas plus de 99 € dans une fringue, bien décidée à ne pas franchir la limite fatidique de 3 chiffres alignés sur une même étiquette.

Tiendra, tiendra pas ?

Je vous tiendrai au courant.

Et c’est donc dès ce week-end que j’ai décidé de mettre en pratique une si belle idée.

Etant depuis longtemps à la recherche du perfecto de mes rêves (pour remplacer un Schott volé en boîte il y a 1000 ans), j’avais un peu lâché l’affaire. Les petites bêtes de chez Maje ou Iro ne me convenaient pas (et puis trop chères) et je n’avais rien trouvé en friperie qui s’approche même de loin du cahier des charges que j’avais en tête.

Jusqu’à ce week-end.

Vous savez combien il est dur de trouver son bonheur rayon cuir en friperie. Réunir dans le même vêtement la bonne coupe, la taille qui va bien, la couleur qui faut, le tout dans un état acceptable relève de la quête du Graal. Et je m’y connais en Graal.

Et puis ce week-end, alors que je n’étais pas du tout en virée shopping (vous avez déjà oublié, la crise, tout ça), j’atterris chez Olga, rue de Turenne, à la limite du Marais, dans une boutique réputée pour ses prix élevés, une sélection plutôt pointue de créateurs et quelques pièces vintages hors de prix.

Mais alors qu’est ce que je pouvais bien faire dans cet galère endroit (là c’est bon, je recommence pas, la crise et tout le toutim).

En fait et comme à mon habitude, je suis rentrée dans la boutique attirée par les portants surchargés à l’odeur si caractéristique.

J’étais bien dans une friperie.

Une friperie ???

Et Olga alors ?

J’appris bien vite que le propriétaire de la boutique, sans doute lui aussi fatigué de vendre en temps de crise des fringues trop chères à des clientes trop rares, a décidé de faire place nette.

Exit le décor, la vitrine, les fringues et accessoires de luxe. Et bonjour les hordes de portants, de caisses et de casiers, et la fringue au kilo déballée quotidiennement.

Pas autant de pièces que chez Freep Star, mais beaucoup mieux rangées et surtout beaucoup moins de monde. J’avoue ne pas avoir fait le tour complet des portants, focalisée que j’étais sur les chemises et les gilets en jean, les 501 délavés et les quelques perfectos au garde à vous.

Dans ces derniers, un seul semblait une évidence. La bonne taille, la bonne coupe, la bonne patine et … j’ai pourtant bien failli repartir sans lui.

Au premier essayage j’ai subitement eu l’impression d’être le fruit d’une collision entre une truie et un motard. Je portais en effet un pull à motifs losanges genre Burlington… rose. Très rose.

J’étais engoncée, dégoulinante de rose sous le cuir, les épaules ne se mettaient pas en place correctement, le col rebiquait bizarrement, les manches remontaient trop, bref mon image dans le miroir ne me parlait pas très gentiment.

Je l’ai reposé, ai tournicoté plusieurs fois sur moi même (Zébulon sors de ce corps), fait quelques pas de côté, hésité, avant de finalement décider que je ne pouvais décemment pas passer à côté d’une telle pièce.

Et bien m’en a pris.

De retour à la maison, mi figue mi raisin, mi coton mi laine, et après l’avoir essayé en association avec la moitié de mon dressing, je me suis finalement rendue à l’évidence.

J’avais fait une bonne affaire.

Et j’ai pu faire quelques photos le coeur léger et le portefeuille lourd.

Version robette

Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

  • Robe : Rützou
  • Bottes : Free Lance

Version chiquette :

dscn0817

Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

  • Top : Cacharel
  • Pantalon : Gat Rimon

Version rockette :

dscn0832

dscn0833

dscn0841

dscn0836

dscn0842

  • Tee shirt : Lee
  • Jean : Levi’s vintage

La crise ?

Quelle crise ?

Olga : 45 rue de Turenne – 75003 Paris

EDIT 24/03 : Oublié de mentionner le prix de mon nouveau doudou : 70 €




octobre 2017
L M M J V S D
« Juin    
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Catégories