Posts Tagged ‘American Vintage

06
Avr
09

COS toujours tu m’intéresses

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Je suis feignasse, crainteuse, négligente, surbookée. Au choix.

Ou peut-être un peu tout ça à la fois.

Toujours est-il qu’il m’a fallu tout un mois de réflexion pour enfin aller faire un tour dans la nouvelle boutique parisienne de COS, sise à exactement 5 mn à pied de chez moi et de mon bureau, c’est dire.

Il faut préciser aussi qu’avec juste un an de retard sur la date d’ouverture programmée, j’ai eu le temps de me lasser d’attendre, et surtout de passer à autre chose.

Je suis pourtant passée devant par hasard le lendemain de l’ouverture avec tout sauf le temps de rentrer, mais bien décidée à revenir au plus vite.

Las !

Le plus vite aura mis un mois à se matérialiser…

Mais qu’importe. Ça y est c’est fait, le pèlerinage a été accompli.

J’en avais tellement entendu sur ce magasin et les vêtements que l’on pouvait y trouver, que j’étais passablement excitée à l’idée de pénétrer dans l’antre.

Premier point positif, le vigile à l’entrée est souriant et se fend d’un bonjour accueillant, fait suffisamment rare pour être souligné.

Le magasin est scindé en petits espaces séparés par des portants où sont regroupés les vêtements par thème et par couleur, comme partout aujourd’hui.

A l’entrée, les coloris pastels vous souhaitent la bienvenue. Choix bizarre pour quelqu’un qui comme moi n’est pas franchement attiré par les vert amande, jaune paille, taupe clair ou autre melon fané, déclinés dans des basiques unis ou sur des imprimés tout sauf indispensables. Presque de quoi faire machine arrière dès le départ, tant l’impression d’avoir atterrie chez Devernois ou Montagut se fait pressante…

N’écoutant que mon courage, je poursuis ma visite.

L’espace suivant ouvre des perspectives beaucoup plus réjouissantes : gris, navy, noir, cuir, peau, marinières… on se sent déjà en terrain beaucoup plus familier.

Bizarrement, les vêtements enfants occupent le troisième espace, le quatrième étant de nouveau dédié à la femme, peuplé d’un coté par la nude attitude et sa panoplie de beige, écru, rose poudré, et de l’autre par des coloris vifs et réjouissants comme le printemps qui s’installe.

Beaucoup d’effets drapés et de zips (sur les robes et les tops), quelques robes Hervé Leger(isantes), et une impression globale de se retrouver une décennie en arrière (minimum) à l’apogée de l’ère des créateurs et de la déconstruction du vêtement.

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Les matières sont bien plus authentiques et prometteuses que chez H&M. Beaucoup d’unis. Quelques imprimés peu réjouissants.

Peu d’accessoires : un sac pochette très chouette déclinée en plusieurs coloris (daim ou cuir), très peu de modèles de chaussures (sandales et escarpins peu folichons) et encore moins de bijoux.

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L’homme est au premier, que je n’ai pas visité.

La déco est simple, murs clairs, moquette gris bleu, étagères en verre…, mais pas spécialement raffinée ni recherchée. La clientèle, du moins le jour où j’y suis allée, est assez âgée, emperlousée, enturbannée, enlunettée large et siglé, botoxée (je m’égare mais pas tant que ça, suite aux bribes de conversation que j’ai pu choper pendant l’attente à la caisse).

J’y suis repassée samedi et là changement de figurants : tous les rayons de la branchitude étaient représentés, ainsi qu’un joli choix de nationalités (Europe, USA, Japon…). Journée à éviter toutefois absolument si vous ne souhaitez pas vous taper un remake de « Fast and Furious » à vous toute seule.

Le personnel est souriant et accueillant et fait rigolo, certaines vendeuses sont exclusivement anglophones et ne parlent pas français. On fait la queue pour essayer comme chez H&M, sauf qu’on ne vous compte pas le nombre d’articles que vous avez choisi : plutôt agréable de ne pas être prise d’emblée pour une voleuse en devenir.

Les cabines sont propres et individuelles avec la même moquette épaisse que dans le reste du magasin.

Petits cafouillages toutefois au moment de passer en caisse. La personne devant moi qui payait par chèque pour un montant supérieur à 300 € a du attendre un bon moment avant de voir son paiement validé (problème informatique apparemment) et les cartes American Express ne sont pas acceptées.

Là encore, les vendeurs préposés aux caisses sont aimables et souriants et vos vêtements sont agréablement pliés et emballés individuellement dans des sachets transparents avant d’être précautionneusement rangés dans le sac du magasin.

Les échanges sont également possibles, comme dans tous les H&M.

Enfin, les prix :

Compter de 30 à 80 € pour un haut. Les jeans et pantalons sont autour de 70 €. Les vestes et blazers tournent autour de 100 / 125 €. Les robes s’échelonnent de 60 à 125 € , les jupes de 50 à 70 €.

Pour le cuir, un très beau blouson à 290 € (et oui quand même), des jodhpurs en peau à 250 € (et oui quand même bis) et la pochette mentionnée plus haut à 100 €. Les chaussures tournent autour de 90 €.

Pour ma part, et comme j’ai un peu fait la visite au pas de charge, j’ai craqué pour un top bleu Klein, un pantalon légèrement carottant et un tee shirt manches longues parfait, les deux derniers coloris encre (navy très foncé quooaa).

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Certainement beaucoup d’autres articles auraient pu m’intéresser mais je n’avais ni piscine cet après midi là (pas trop le temps donc), ni crédit illimité gentiment octroyé par ma banque que j’aime d’amour en ces temps pour le moins troublés. Je précise à ce propos (madame T. si vous me lisez…), et non sans une once de fierté, que je suis restée dans les limites du décret de mon post précédent, aucune pièce ne dépassant les 99 €.

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  • Veste : vintage
  • Gilet : American Vintage
  • Trench en daim : Oakwood
  • Bottines : Colin Stuart

Pour résumer, vous n’avez plus tellement le choix…

Soit vous habitez la région parisienne et vous avez certainement été beaucoup plus rapides que moi et vous connaissez déjà.

Soit vous venez de plus loin et là le rendez-vous est incontournable lors d’un prochain séjour parisien.

Nous n’avons désormais plus rien à envier aux gens du Nord (si ce n’est le bleu dans leurs yeux qui manque à leur décor, Enrico, si tu me lis…).

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15
Mar
09

Citron vert

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Vous avez remarqué ?

Ces petites particules dans l’air en ce moment …

Un souffle aérien, une effluve légère, un reflet doré.

Pas de doute.

C’est le retour du printemps.

Et on ne va pas bouder notre plaisir.

Pour fêter ça quelques unes de mes obsessions de saison : du denim fatigué, du gris chiné douillet et de la couleur vitaminée.

Boyfriend jean

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Boyfriend jean

Boyfriend jean

  • Jean : Levi’s 501 vintage
  • Chemise : Xuly Bet
  • Tee shirt : American Vintage
  • Bottines lacées : Mosquitos

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

Boyfriend jean

  • Boléro et veste en daim : Vintage
  • Tee shirt : Agnès b
  • Gilet : American Vintage

Et pour vous le printemps, il s’annonce comment ?

Je vous laisse réfléchir avec un grand monsieur qui va beaucoup me manquer…

05
Oct
08

Sacré graal #2

Dans ma quête du legging parfait, mon esprit avait été pas mal parasité par l’image ci dessus.

Sauf qu’ici, on ne parle plus de legging, mais de caleçon.

Rien à voir avec le caleçon d’origine que l’on portait à la fin des années 80 et qui m’avait laissé des souvenirs aussi impérissables que traumatisants.

Chez Isabel Marant, on parle davantage de caleçon / sous vêtement, réminiscence des dessous masculins d’avant guerre.

Qu’à cela ne tienne.

Ayant déjà fait l’acquisition du legging Maje, et frustrée que son rendu ne corresponde pas à l’idée que je voulais m’en faire, je me mis en quête du fameux caleçon de grand père.

En cela, il faut bien dire que j’avais été préalablement bien titillée par le post de Frieda, qui en modeuse avertie avait shoppé le sien dès cet été.

Premier barrage sur mon chemin, le prix.

C’est vrai, je le voulais mon legging / caleçon pas moulant du mollet et légèrement transparent. Mais pas à plus de 100 €. J’avais bien trop peur que la lubie ne soit, finalement et comme tant d’autres, que passagère et puis j’avais déjà investie dans le fameux Maje, que je n’aimais au final pas tant que ça…

J’en étais là de mes réflexions lorsque je finis par trouver un ersatz parfaitement potable au détour d’une vitrine. Et parfaitement abordable.

Je rentre direct dans la boutique, zieute rapidement autour de moi, et ne trouvant pas ce que je cherchais, avise la vendeuse.

J’appris ainsi qu’il existait un beige moutarde (épuisé), un gris clair (trop clair à mon goût) et un vert un peu foncé.

Je demande cette dernière couleur à la vendeuse, qui était déjà partie me chercher mon article, sans s’enquérir de ma taille. Après tout pensais-je, c’est son métier.

La gredine revint rapidement avec l’objet du délit, et ce dans la plus grande taille. Je checke rapidement l’étiquette et lui demande si c’est la dernière taille disponible, mais elle me répond que non, il y a toutes les tailles, et sur ce, fourbe parmi les lâches, tourne les talons, me laissant plantée et peinée devant les cabines d’essayage.

Bien sûr que je préfère une grande taille pour éviter le côté moulant honni, mais bien sûr aussi que je préfère le préciser moi même.

En plus, à vue de nez, il avait l’air d’être taillé super grand.

Le magasin étant bondé, j’attends mon tour pour qu’une cabine se libère. A l’intérieur, il n’y a qu’un miroir riquiqui sans aucun recul, donc obligation de sortir se mater devant l’immense miroir commun.

Je portais ce jour là mes sandales Asos cloutées et c’est perchée sur douze centimètres de talon et ceinte d’un informe sac en coton dix fois trop long, que je fis ma sortie de la cabine.

Là, devant le grand miroir, un silence gêné se fit à mon apparition. Une demi douzaine de personnes se retournent en même temps, les conversations s’arrêtent, du plomb liquide se met à dégouliner sur mes épaules.

Un peu plus loin, j’aperçois quelques fauteuils accueillant les conjoints des jeunes femmes qui essayaient elles aussi des trucs, mais des trucs élégants.

A leur regard tourné vers moi et à l’amorce de leur sourire au coin des lèvres, je compris qu’ils m’appréciaient. Je venais soudainement de les sortir de la torpeur dans laquelle tout mâle accompagnant sa dulcinée en séance de shopping, finit invariablement par sombrer. Et j’étais, bien contre mon gré, en train de leur fournir leur quart d’heure de détente de l’après midi.

Mais le plus dur fut quand mon regard me croisa, moi, dans le miroir. Je pense que si j’avais été à poil, ce n’aurait pas été pire.

Comme le caleçon était vraiment trop grand, je l’avais remonté au maximum à la taille, sans m’apercevoir que ce faisant, je perdais ainsi définitivement toute trace de bienséance.

De face, une horreur.

De dos ? J’avais l’impression que chaque gramme de cellulite jalousement gardée depuis des années sur les hanches s’était infiltré dans le tissu.

Les jambes, informes sous les centimètres de tissus plissés et tordus (je ne mesure pas franchement 1,80m) m’apparaissaient comme deux rondins attendant le bûcher.

Mais le pire était localisé sous les chevilles. Comme cette traitresse de vendeuse m’avait donné 3 bonnes tailles au dessus, j’avais remis mes chaussures pour prendre un peu (?) de hauteur et tenter de croire que je pourrais paraître élancée dans cette tenue.

Au bout de mes rondins recouverts de serpillères, les reflets argentés des clous me lançaient des imprécations vaudoues. Sous les clous, j’avais en plus, des chaussettes.

J’étais le ridicule faite femme.

Mortifiée, je n’osais plus bouger. Seul mon regard cherchait désespérément ma copine la vendeuse. Quand elle s’approcha pour me demander ce que j’en pensais, l’air goguenard et réjouie de celle qui a mis, bien volontairement, un peu de piquant dans sa morne après midi, je me retins de commettre l’irréparable.

Trop de témoins.

A la place, et d’une petite voix fluette, je me suis entendue lui demander poliment la taille en dessous, voire encore celle en dessous, parce que j’ai l’impression que ça taille grand, hein, vous croyez pas ?

Elle ne prit pas la peine de me répondre. De mon côté j’étais déjà partie me réfugier dans l’intimité bienveillante de la cabine.

Quand elle revint avec dans les mains une taille ce coup-ci adaptée, je compris en l’essayant, qu’au delà de toute paranoïa inévitable dans ce genre de situation, elle s’était offert une petite récréation dans son samedi après midi. J’irais même jusqu’à supposer que je n’étais pas sa première victime du caleçon.

Et là, bien sûr que c’était la bonne taille.

Et bien sûr, que si elle me l’avait apportée directement, on aurait gagné du temps.

Et bien sûr que j’aurais ainsi évitée de perdre brutalement, en l’espace de quelques minutes, toute dignité humaine.

Et bien sûr que si j’avais été normalement constituée, je serai partie sans me retourner, l’air hautain et scandalisé, lui laissant sa précieuse marchandise sur les bras.

Et bien sûr qu’au lieu de tout ça, je me suis faufilée jusqu’à la caisse en rasant les murs.

J’ai payé, l’air penaude et coupable. Et je me suis enfuie de la boutique fissa, chaloupant sur mes talons de douze et en équilibre précaire, priant pour que cette pénible leçon ne se transforme pas en carnage, les quatre fers en l’air sur le trottoir.

  • Caleçon : Et Vous
  • Gilet en grosse maille : Isabel Marant
  • Sweat shirt : American Apparel
  • Tee shirt : American Vintage
  • Foulard : H&M
  • Ceinture : Vanessa Bruno
  • Bottines lacées : Mosquitos

Alors maintenant que je suis chez moi, sans témoins, et que je peux faire la maline devant l’objectif, une question continue de me tarauder.

J’ai bien compris la leçon des compensées et j’ai préféré ressortir mes vieilles bottines fatiguées, mais je me demande encore avec quelles chaussures je vais bien pouvoir porter ce caleçon.

Avec des bottes en daim, comme au défilé Isabel Marant ?

J’ai peur de finir tassée, rapport à ma taille n’ayant rien à voir avec celles des mannequins du défilé.

Alors si vous avez des idées, je suis preneuse.

23
Sep
08

Gilet trouvé

Oui, je l’ai trouvé, je crois, mon maxi gilet en maille de l’automne.

Après avoir été alléchée, dès le mois d’août, par les propositions d’Eugénie Bling Bling, j’avais fourré tout ça dans un coin de mon cerveau, me promettant d’y revenir en temps et en heure.

Lesquels se sont matérialisés au sortir d’une visite chez le médecin, dans le temple de la perdition aka « Le Bon Marché« . Pour les non parisiennes, « Le Bon Marché » est un grand magasin où sont alignées TOUTES les marques que l’on aime, avec en plus une sélection particulièrement réussie d’articles pour chacune (les marques ET nous).

J’ai donc la mauvaise (???) idée d’avoir un toubib sis non loin de cet eldorado, et à chaque fois que je sors de chez lui (pas trop souvent, mais à tout hasard, je m’en vais quand même toucher un coin de rondin), je ne peux m’empêcher de fouler le sol de cet aimant à CB.

A peine rentrée, je m’aperçois que mes habitudes ont été toutes chamboulées, le stand Sessun à la place du Comptoir des Cotonniers, Isabel Marant à la place de ce qu’il y avait avant (je ne me souviens pas de tout non plus, hein)…

Bref, la partie de chaise musicale à commencé. Je reprends péniblement quelques repères, m’achète un legging pas en laine chez Maje (mais j’y reviendrais, c’est quand même mon PREMIER legging et ça se fête), furète dans la totalité des portants, et finit par me raisonner.

Je suis à sec.

Et puis quand même, un dernier coup d’oeil vers le corner des jeans. Un petit pélerinage vers les coupes parfaites d’Acne et Citizens of America … ce sera pour une prochaine fois…

Un stand American Vintage nouvellement créé ? Oui OK, mais juste pour « le plaisir des yeux » alors.

Et puis, MERDE.

Je le vois et je sais.

15 secondes d’essayage plus loin, j’étais déjà passée par la case CAISSE (je sais pas pour vous mais pour moi ce mois de septembre va faire super mal, vers le 30, quand toutes ces fucking CB vont être encaissées).

Alors voilà. J’espère que j’ai bien fait.

Parce qu’au final, je suis ruinée…

Ruinée, mais heureuse.

Le gilet en maille est en effet un super palliatif aux lourds manteaux que l’on devra se coltiner dès le mois prochain.

Il me permet de finir gentiment de porter le short en jean de cet été, sans passer pour un anachronisme météorologique ambulant.

On peut aussi l’enjoliver d’une poignée de sautoirs, sans qu’il vous en tienne rigueur pour autant.

Enfin, il s’accommode plutôt bien d’une paire de bottes hautes, pile dans la tendance ethno, folklo, bobo, hippo de la saison.

Bon, ben à priori je pense avoir fait le tour…

Ah non, j’oubliais.

Le collant.

La dentelle.

Et là j’ai comme un doute.

  • Gilet : American Vintage
  • Pull : Hector & Lola
  • Short en jean : « 501 » de Levi’s
  • Bottes : Ash

Et vous, vous l’avez trouvé votre doudou en maille pour l’automne ?

Et pour le collant en dentelle, je persiste ?

Ou j’arrête ça tout de suite ?

19
Août
08

Have a cigarette ?

Tout d’abord, je voulais, suite à mon dernier billet, faire un léger Mea Culpa.

Dans mon empressement, j’ai omis de reprendre l’intégralité des règles du tag, qui auraient dues être retranscrites. Ceci n’a que finalement peu d’importance, surtout si on prend en compte le fait que vous avez pu lire ces règles sur la quasi totalité des fashion blogs, ce tag s’étant insidieusement propagé à l’ensemble de la blogosphère modesque.

En revanche, en oubliant de retranscrire la marche à suivre, j’ai également zappé le plus important, à savoir que les auteurs des trois premiers commentaires doivent se voir récompensés par un cadeau « home made », envoyé dans les 365 jours suivant la parution du tag.

Je ne dérogerai donc pas à la règle, et, en dépit de mes deux mains gauches accessoirisées d’une jolie paire de moufles, je m’exécuterai joyeusement. Je ne garantis malheureusement pas l’intérêt de la chose ainsi créée et si certaines se retrouvent avec un paquet de Kinder Maxi à l’emballage colorié par mes soins, aucune réclamation ne sera acceptée…

Donc, Ithaa, Julia et Candy, j’attends vos adresses postales pour pouvoir vous gâter, petites veinardes que vous êtes.

Ces précisions faites, je vous propose de rentrer avec moi dans le vif du sujet de ce billet : la rentrée. Et plus précisément, les tendances de cette rentrée.

Ainsi, aujourd’hui et dans les posts à venir, je vous emmène faire un petit périple à travers ce que nous aurons toutes envie de porter cet automne : du noir, du gris (et oui, encore), du tartan, du long, du large, du laqué, de la dentelle, de l’imprimé, du clouté, de l’épaulé, du ceinturé, de la moumoute, du pantalon

Beaucoup de pantalons. Cette saison en effet, la robe qui n’a pas quitté nos penderies depuis plusieurs saisons se place légèrement en retrait, au profit du pantalon, omniprésent dans les silhouettes de la rentrée.

Et là, vous avez le choix. Du long, du large, du court, de l’ajusté, il y en a vraiment pour tous les goûts et toutes les silhouettes.

On commence donc dès maintenant par un des incontournables de la saison, j’ai nommé le pantalon cigarette. Celui là même qui, depuis les années 50 et les silhouettes impeccables d’Audrey Hepburn, a laissé dans notre inconscient des traces indélébiles. Il ne cesse depuis de faire des allers retours au cœur même de notre libido fashion, et cet automne il marque un petit temps de pause, le temps de faire un détour par nos penderies.

Porté très simplement avec une blouse aérienne et des sandales cloutées en attendant les frimas, il sera parfait associé à un des autres incontournables de la saison, le gilet en moumoute.

  • Pantalon cigarette : Bel Air
  • Blouse en voile de coton : American Vintage
  • Sandales cloutées : Asos

On l’accessoirisera avec bonheur de larges touches de couleur fauve, histoire de le rendre un tantinet plus sauvage.

  • Ceinture : Ted Baker
  • Collier en ambre : vintage
  • Sandales : Asos

Enfin on hésitera pas à l’associer au fameux gilet moumouté vu chez Isabel Marant et D&G, entre autres.

En rouge, de préférence.

  • Gilet rouge : Fripes

Un dernier petit conseil concernant cette pièce aussi attrayante que casse gueule, n’investissez pas trop. Ce gilet poilu risque en effet de ne pas passer l’hiver et de finir vite fait recyclé en descente de lit au printemps prochain…

Alors prudence.

10
Juil
08

10 verres (c’)est varié

Allez, une fois n’est pas coutume, un petit tour rapide de ce que j’ai repéré d’intéressant aujourd’hui sur internet.

C’est pas parce qu’on a snobé les soldes dans les magasins, qu’on ne peut pas se rattraper dans le monde virtuel. D’autant que les articles eux, sont réels et les réductions, souvent, aussi.

Bon, là j’aurais mieux fait de tourner sept fois mon clavier autour de mon écran, parce que des réductions sur cette paire de compensées Asos, ben y en a pas (encore). Le prix n’est toutefois pas excessif et je trouve qu’elles font quand même bien leur affaire.

Alors, c’est sûr, le talon de 12, ça peut refroidir. Mais comme vous le savez toutes maintenant, les compensées, c’est super stable. Et puis, ces p’tits clous décoratifs semés sur les lanières entrecroisées, ça leur donne quand même un sacré peps. Elles existent en marron, clous dorés et en gris, clous argentés.

Les deux donnent envie.

  • Chaussures : Asos
  • Prix : 69,50 €

Pour les fans de la loose, tout est soldé depuis hier à – 50% sur le site d’American Vintage. Si comme moi, ça vous chagrine de mettre 50 euros dans un tee-shirt, là vous pourrez vous en offrir deux pour le même prix…

Mais il faut faire fissa parce que ça part à vitesse grand V.

Pour ma part, j’ai craqué sur une tunique et un tee-shirt (oui le 90ème, pour celles qui suivent). Et que du clair. Parce que j’espère pouvoir un peu bronzer, peut-être, d’ici la fin de cet été. Ou du prochain.

  • Tunique craie : 37,50 € au lieu de 75,00 €

  • Tee-shirt lilas : 20 € au lieu de 40 €

Sur vente-privee.com, c’est une vente Bel Air qui a attiré mon attention. Je ne suis pas d’habitude une grande fan de la marque, mais là j’avoue que la sélection est intéressante, il y a du choix et les prix sont riquiquis.

Petite sélection de ce qui m’a bien plu :

  • Blouse en voile de coton à manches bouffantes : 35€ eu lieu de 95€

  • Tunique fleurie sans manches à lien coulissant : 29€ au lieu de 75€

  • Tunique en soie imprimée et plissée sur le devant : 29€ eu lieu de 97€

  • Top en maille de lin et coton à larges rayures : 19€ au lieu de 83€

  • Chemisier manches courtes à motif fleuri : 25€ au lieu de 67€

Enfin, chez Chic Dressing se déroulent en ce moment deux ventes à visiter de toute urgence.

La première concerne les sacs de la marque marseillaise Zin. Du cuir d’agneau super doux, des couleurs sourdes, et nouveauté de cet été, des franges.

N’étant pas grande fan de ces dernières, mon choix s’est porté sur ce magnifique modèle qui, a – 40%, joue gentiment les tentateurs.

  • Sac Bowling beige irisé : 130 € au lieu de 208 €

Et puisque vous êtes sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour par la vente de la marque Kill Deal.

Cette dernière est également d’origine marseillaise (comme American Vintage) et vous pourrez là aussi faire le plein de basiques en voile de coton pour l’été.

Des formes simples qui se mélangent parfaitement entre elles et un petit côté bohème qui caractérise robes légères, tuniques babas et liquettes pimpantes.

A découvrir. A – 50%.

19
Avr
08

Zara ça vient

Ça fait un petit moment que je voulais ces chaussures (celles du bas, talons bois).
Ça a commencé par cette photo dans le Vogue de ce début d’année. Puis je les ai vu chez Ithaa et Benetie, et oui décidément, j’en avais très envie.

D’un autre côté, il m’arrive souvent de penser à ce que je voudrais et tout aussi souvent d’oublier. Comme dans la chanson.

J’ai été une vraie fashionista, n’hésitant pas à dépenser un mois de salaire dans une virée shopping de quelques heures. C’était comme ça, il fallait que je « remplisse » ma libido fashion. Malheureusement, le soulagement qu’impliquait la dépense de sommes folles dans de la chiffonnade n’était que de courte durée. Le plaisir, pour être complet, devait être constamment renouvelé.

Puis j’ai grandi, chose que je me refusais à envisager. Peut-être même que j’ai vieilli, là aussi à l’insu de mon plein gré. J’ai évolué.
J’aime toujours autant la mode mais je ne suis plus addicted. Je ne me déguise plus (rien de péjoratif là dedans), ou bien très rarement. Le déguisement est un jeu et ce dernier est l’apanage des enfants. Mais voilà, le temps qui passe tue les enfants.

Du coup, le shopping, j’aime moins. J’ai toutes les boutiques les plus désirables en bas de chez moi, mais je préfère le calme d’internet, le plaisir de recevoir le colis chez moi après la commande. Cadeau fait à moi même.

Je digresse, forcément.
Je reviens donc à ces fameuses, vendues chez Gap, qu’il me fallait, oui, mais pas à n’importe quel prix. Du coup, j’ai laissé filer le temps.

Mercredi dernier, j’ai eu une opportunité. En sortant d’un rendez-vous professionnel, je me suis aperçue que j’étais tout près de cette partie de la rue de Rivoli où sont installés H&M, Zara, Gap et bien d’autres encore. J’avais du temps devant moi. Je pouvais donc musarder tranquille.

Pfffff… Comment j’avais fait pour oublier. Oublier qu’on était mercredi après midi. Et que le mercredi après midi, rue de Rivoli, on ne musarde pas. On crie, on hurle, on compare sa nouvelle coupe de cheveux (crête de poulet sur le dessus et queue de mulet sur l’arrière ou l’inverse), on se bouscule, on tient les vitrines dès fois qu’elles s’écroulent (c’est traître une vitrine, le mercredi après midi), on fait tomber la moitié du contenu d’un portant par terre, on rigole bien et on s’essuie les baskets avec (ça n’avait qu’à pas tomber).

Résultat, je pense que c’est bien la première fois que je sors de chez les suédois sans un sac blanc logoté rouge à mon poignet. Non, même pas une paire de chaussettes à mettre dans mes futures chaussures, rien, que dalle, nada, nothing. L’exploit, en somme.

Je sors du magasin avec la sensation d’avoir échappé de peu à la noyade, à l’asphyxie, à l’inhumation vivante. Phobie de la foule, du bruit. Je prends une goulée d’oxygène, je me dirige vers Gap, c’est sur ma route pour rentrer de toutes façons.

Là c’est beaucoup plus calme. J’avise le contenu des rayons et des portants. Pas de fluo et donc pas de kids assortis. Soulagement.
Je file à l’étage et j’aperçois enfin MON Graal. OK, on frise le blasphème, mais quand même elles sont là.

Très vite pourtant, je sus que c’était raté. Très peu de paires. A vue d’yeux (je ne regarde pas encore avec mon nez), je m’aperçois qu’il n’y a pas ma taille. Mais je peux me tromper. Je soulève toutes les paires, vérifie plusieurs fois, ça m’occupe un petit moment.

Je pensais qu’un vendeur arriverait à mon secours, attristé par mon manège. Mais non, il ne se passe rien.
Je reste plantée là, clone de Julien (Clerc, pas Doré). J’attends, je ne vois personne. C’est pas très beau finalement un Gap, un mercredi après-midi et même si c’est pas encore la nuit.

Personne à la caisse non plus. A un moment, je les ai vu passer. Un, puis un deuxième, l’air très affairé, les bras chargés de basiques tristes.
« Excusez-moi. S’il vous plaît. »
« Je reviens ».
« Je voulais juste savoir si toutes les tailles étaient exposées ».
« Ça dépend ».
« Pour les chaussures. »
« Ah les chaussures, elles sont toutes là, c’est tout ce qui reste ».

Je le savais, c’était forcé. Je sors. Je suis déçue.

Encore un peu plus loin et toujours sur mon chemin du retour, Zara.
Je sais pas trop pourquoi mais autant H&M me convient autant Zara c’est pas ma came. Je n’ai jamais rien acheté chez Zara. Mais là, je suis énervée. J’ai beaucoup donné de ma personne, et je suis bredouille.

Non, je ne chercherais pas un autre Gap pour les avoir, mes chaussures. Même sur le site, elles sont en passe d’être sold-out. C’est un signe, c’est comme ça, c’est trop tard.

Zara ou rien.
L’ambiance est plus calme que dans le nord de l’Europe, c’est paradoxal. Je file à toute vitesse, entre les rayons, les yeux fixés au ras du sol, où sont exposées les chaussures. Je veux des chaussures. Avec des hauts talons en bois. N’importe lesquelles. J’avise plusieurs modèles. J’essaie. Rien ne me satisfait. J’en ai marre. J’ai mal aux pieds, c’est pas l’idéal pour essayer des chaussures.

Puis je les vois. OK. C’est bon, c’est ça. La couleur, mouais bof.

« Vous l’avez dans d’autres coloris?  »
« Malheureusement non. »

Tant pis. Y a ma taille. C’est déjà bien. J’essaie, à même la chaussette. Elles sont jolies au pied. La couleur est gaie, après tout. Elles sont pourtant un peu bizarres. J’ai l’impression de plonger vers l’avant quand je marche. Elles ont l’air biseautées. Comme les cartes. Tant pis encore. Je m’en fous. Faut que je m’extirpe de là. Et pas sans rien tant qu’à faire.

Je paie. Je m’en vais. Je suis soulagée.

Version jean basique

  • Tee Shirt : American Vintage
  • Jean : Diesel
  • Trench en daim : Kookaï

Version freaks 50’s

  • Chemisier : H&M
  • Jupe en soie : Unité – La Redoute
  • Ceinture : vintage
  • Chaussettes : Timberland

Et comme sur les blogs, cette semaine était celle du tie and dye :

Version j’ai pas pu résister

  • Robe : Jean Colonna
  • Tee shirt : American Vintage
  • Sac : Antik Batik




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