Posts Tagged ‘Blouson en cuir

23
Mar
09

Gaga d’Olga

Perfecto

Où il ne sera pas question ici de reine et encore moins de lady.

Où il sera davantage fait mention de la crise et du pouvoir d’achat.

S’il y a un endroit béni des dieux où la crise ne semble pas encore avoir accosté, c’est bien sur les rivages enchantés de la blogosphère féminine.

Un pays joyeux où tu peux acheter des jeans troués à 300 € en rigolant et où la dépense quotidienne s’érige en art de vivre et a depuis longtemps remplacé les prières du soir (pas un mal ceci dit depuis qu’on peut plus s’enfiler des préservatifs tranquille).

Faisant moi même partie de cette tribu imperméable à l’air du temps, j’ai décidé d’agir (un peu contrainte et forcée il est vrai).

Je décrète donc qu’à partir d’aujourd’hui, je ne dépenserais pas plus de 99 € dans une fringue, bien décidée à ne pas franchir la limite fatidique de 3 chiffres alignés sur une même étiquette.

Tiendra, tiendra pas ?

Je vous tiendrai au courant.

Et c’est donc dès ce week-end que j’ai décidé de mettre en pratique une si belle idée.

Etant depuis longtemps à la recherche du perfecto de mes rêves (pour remplacer un Schott volé en boîte il y a 1000 ans), j’avais un peu lâché l’affaire. Les petites bêtes de chez Maje ou Iro ne me convenaient pas (et puis trop chères) et je n’avais rien trouvé en friperie qui s’approche même de loin du cahier des charges que j’avais en tête.

Jusqu’à ce week-end.

Vous savez combien il est dur de trouver son bonheur rayon cuir en friperie. Réunir dans le même vêtement la bonne coupe, la taille qui va bien, la couleur qui faut, le tout dans un état acceptable relève de la quête du Graal. Et je m’y connais en Graal.

Et puis ce week-end, alors que je n’étais pas du tout en virée shopping (vous avez déjà oublié, la crise, tout ça), j’atterris chez Olga, rue de Turenne, à la limite du Marais, dans une boutique réputée pour ses prix élevés, une sélection plutôt pointue de créateurs et quelques pièces vintages hors de prix.

Mais alors qu’est ce que je pouvais bien faire dans cet galère endroit (là c’est bon, je recommence pas, la crise et tout le toutim).

En fait et comme à mon habitude, je suis rentrée dans la boutique attirée par les portants surchargés à l’odeur si caractéristique.

J’étais bien dans une friperie.

Une friperie ???

Et Olga alors ?

J’appris bien vite que le propriétaire de la boutique, sans doute lui aussi fatigué de vendre en temps de crise des fringues trop chères à des clientes trop rares, a décidé de faire place nette.

Exit le décor, la vitrine, les fringues et accessoires de luxe. Et bonjour les hordes de portants, de caisses et de casiers, et la fringue au kilo déballée quotidiennement.

Pas autant de pièces que chez Freep Star, mais beaucoup mieux rangées et surtout beaucoup moins de monde. J’avoue ne pas avoir fait le tour complet des portants, focalisée que j’étais sur les chemises et les gilets en jean, les 501 délavés et les quelques perfectos au garde à vous.

Dans ces derniers, un seul semblait une évidence. La bonne taille, la bonne coupe, la bonne patine et … j’ai pourtant bien failli repartir sans lui.

Au premier essayage j’ai subitement eu l’impression d’être le fruit d’une collision entre une truie et un motard. Je portais en effet un pull à motifs losanges genre Burlington… rose. Très rose.

J’étais engoncée, dégoulinante de rose sous le cuir, les épaules ne se mettaient pas en place correctement, le col rebiquait bizarrement, les manches remontaient trop, bref mon image dans le miroir ne me parlait pas très gentiment.

Je l’ai reposé, ai tournicoté plusieurs fois sur moi même (Zébulon sors de ce corps), fait quelques pas de côté, hésité, avant de finalement décider que je ne pouvais décemment pas passer à côté d’une telle pièce.

Et bien m’en a pris.

De retour à la maison, mi figue mi raisin, mi coton mi laine, et après l’avoir essayé en association avec la moitié de mon dressing, je me suis finalement rendue à l’évidence.

J’avais fait une bonne affaire.

Et j’ai pu faire quelques photos le coeur léger et le portefeuille lourd.

Version robette

Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

  • Robe : Rützou
  • Bottes : Free Lance

Version chiquette :

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Perfecto

Perfecto

Perfecto

Perfecto

  • Top : Cacharel
  • Pantalon : Gat Rimon

Version rockette :

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  • Tee shirt : Lee
  • Jean : Levi’s vintage

La crise ?

Quelle crise ?

Olga : 45 rue de Turenne – 75003 Paris

EDIT 24/03 : Oublié de mentionner le prix de mon nouveau doudou : 70 €

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07
Fév
09

Coming out… (je te paie ma tête)

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One Shot Only…

Oui, parce que ça ne risque pas non plus de devenir une habitude de mettre à la une ma vieille tête fatiguée et mon air inspiré, y a des limites à tout.

Allez, enjoy !

Et pour fêter ça (ma parole c’est presque la fête ici) :

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  • Blouson en cuir : Antik Batik
  • Blouse à lavallière : Antik Batik
  • Pull sans manches : Bensimon
  • Pantalon : Adolfo Dominguez
  • Musique : Alexis HK (coming out)
03
Fév
09

Super positions

superpositions

Le titre aurait été aussi bien en un seul mot.

Mais si je peux récupérer au passage quelques requêtes Google supplémentaires, je ne vais pas faire la fine bouche non plus.

Mille excuses d’avoir encore disparue… faut vraiment que je m’organise pour préparer quelques billets à l’avance pour quand je m’absente. Pour ma prochaine vie, je choisis d’être ORGANISÉE.

Et mille mercis à celles qui ont répondu à l’appel de mon précédent post. Je suis ravie d’être l’heureuse propriétaire d’une jupe Dior destinée au marché asiatique. Ainsi s’explique aussi le fait que j’ai un petit peu de mal à la fermer (la jupe)…

En ce début février, je suis comme la plupart d’entre vous, impatiente de me familiariser petit à petit avec les incontournables de ce printemps.

Las !

J’ai beau invoquer la Méthode Coué, les éléments se déchaînent en une rumba endiablée et je continue à geler sur place. Alors en attendant des jours meilleurs j’entasse, je pose, je superpose. Les couches (de vêtements s’entend), les matières, les saisons, les couleurs…

Ça tient chaud.

Et puis c’est tendance la superposition. On mixe les courants, les on dit, les non dits, le folklore, les idées en un métissage gloubiboulguesque souvent indigeste, parfois rigolo, mais finalement peu fertile en créativité.

D’année en année et de saison en saison, la mode joue sa partition d’éternel recommencement, rejouant à l’envi les mélodies d’hier et recyclant sans états d’âme les succès des années passées.

Tout aurait donc déjà été fait, expérimenté, produit, pour en être aujourd’hui réduit à porter les reliques de génies disparus (ou pas d’ailleurs) régurgités par des créateurs (?) surfaits et surestimés ?

Est-ce dû à la jeunesse de ces sus dits créateurs, eux qui n’ont pas connu les années 70 et qui ne se souviennent des années 80 qu’au travers du prisme enchanté des Kickers et Petit Bateau de leur enfance et des tailleurs goldoreskes de leur maman ? Même pas sûr.

Les plus âgés aussi s’essoufflent méchamment. Certains ne font plus que recycler à l’infini leurs anciennes collections, d’autres n’ont plus grand chose à voir avec les électrons trublions qui mettaient en émoi les fashionistas de la planète à chaque nouveau défilé. Peu sortent du lot.

Mais après tout qu’importe ? Et qui suis-je pour juger ainsi ? Ne sont ce là que les réflexions d’une pauvre vieille chose aigrie par le temps qui passe (et le retour des saisons) ? Le premier qui parle de retour d’âge, je le gifle.

Oui.

Et non.

Parce que la mode, je l’aime. Et à ce titre, j’ai envie de nouveauté, de changement, d’en avoir plein les mirettes. Car même si je n’achète pas les vêtements des marques qui défilent (ou si peu), j’aime regarder, rêver, m’inspirer…

Le dégel viendra peut-être de la crise, nous obligeant à de nouveaux comportements. Saura-t-elle être à l’origine d’une nouvelle créativité, d’un nouveau et fécond débordement d’idées ?

Moi j’y crois.

Et en attendant et sans créativité, je super pose et je recycle.

Vivement le printemps !

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  • Jupe : Vanessa Bruno
  • Sweat-shirt : American Apparel
  • Gilet en maille fine : La Redoute
  • Blouson en cuir : Maje
  • Gilet en grosse maille : Muji
  • Bottes : Ash
06
Jan
09

Sacré graal #3

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Je sais pas pour vous, mais moi la nouvelle année me fait à chaque fois l’effet d’une immense page blanche que je vais pouvoir gribouiller à loisir durant les mois à venir.

Cela me donne un sentiment quelque peu euphorique, dicté par la certitude que oui, encore une fois, cette année, tout sera possible.

Et irrémédiablement et de la même manière qu’elle est née, cette douce impression d’être dotée de supers pouvoirs fantastiques s’estompe au fil des jours avant de s’évanouir bel et bien avant que le mois de janvier n’ait tiré sa révérence.

Triste destinée que ceux des voeux de la nouvelle année, et son cortège de bonnes résolutions…

Et pourtant, j’adore ça moi, prendre des bonnes résolutions. Un peu moins les tenir, mais après tout on ne peut pas non plus passer ses journées à sucer des Pokémons (merci Cali).

Dans le désordre et au fil des années, j’ai arrêté 23 fois de fumer (et repris 24 fois), j’ai pris douze abonnements dans des clubs de gym où je ne suis plus retourné passé le 3 janvier, j’ai promis 1001 fois de ne plus dépenser mon argent connement et parfois, ça a même failli marcher…

Par exemple, en 2009, je ne consacrerai plus trois billets à narrer ma quête du legging en laine parfait. Non. Ce serait idiot.

Mais je ne pouvais pas non plus commencer l’année sans clôturer définitivement ce gros dossier.

Petit rappel des faits (ici et ).
Après avoir flashé cet automne sur le legging en laine de Zadig et Voltaire, après l’avoir raté en boutique et sur leur site, après avoir acheté un ersatz chez Maje qui n’avait absolument rien à voir avec le modèle convoité, après avoir tenté une diversion (et m’être affreusement ridiculisée au passage) avec le caleçon de grand père marantesque (pas molletonné bien qu’en coton) d’Et Vous, j’ai finalement trouvé mon Graal.

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Je n’en ferai plus tout un plat. Il est en laine (partiellement) et terriblement confortable. Il est légèrement transparent et très accordéon, parce que pris exprès trop grand. Il est de la marque Liverny qui a du être programmée une bonne demi douzaine de fois sur Bazar Chic cet hiver (et en ce moment même d’ailleurs). Il a coûté 18 euros. Il clôt le chapitre du legging en laine (et je pense pouvoir l’affirmer, du legging tout court) pour l’année à venir.

C’était, entre autres, sur ma liste de bonnes résolutions pour 2009.

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  • Legging et gilet en laine : Liverny
  • Veste en cuir (soldée 15 € avant les fêtes) : Freepstar
  • Boots : Nine West

Et vous, des bonnes résolutions pour l’année à venir ?

Si jamais vous êtes à court d’idées, un p’tit tour par ici, et à vous les bonnes résolutions générées automatiquement.

Pour moi ce sera :

– Se proposer aisément de s’apesantir sur internet (ça c’est déjà bien entamé).

– Finir avec brio de se retenir au téléphone (brio étant un bon pote à moi, ça devrait pouvoir s’arranger).

– Parvenir passionnément à culpabiliser bêtement (celle là, j’sais pas pourquoi mais j’la sens bien).

– Parvenir tout simplement à marcher avec dédain (celle là elle est facile, j’ai pris de l’avance en 2008).

– Lui proposer impoliment de s’autodétruire sur internet (mais là se méfier, l’implosion (me) guette (aussi) …).

06
Déc
08

L’Appel du large #1

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Non, ce coup-ci il n’est pas question de jean, mais de pantalon.

De pantalon large, pas spécialement dans l’air du temps.

Pourtant, j’ai toujours été attirée par les vêtements aux proportions improbables.

De là à les porter…

Alors de temps à autre, je craque pour un vêtement qui siérait davantage à un héros de dessin animé nippon, et je le range précautionneusement dans mon placard, incapable de le porter.

C’est ainsi que j’ai retrouvé ce pantalon, bien caché entre un slim et un sarouel.

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Le premier truc pour éviter une silhouette inadéquate c’est bien sûr de contrebalancer les proportions.

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On élargit en bas ? Alors on riquiquise en haut.

Ici avec un blouson en cuir vraiment étriqué.

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Deuxième conseil : on prend de la hauteur.

Le large avec du plat, c’est bien. Surtout si on fait plus d’1M75 (mais j’y reviendrais).

Sinon, pas d’hésitation, on talonne. Un peu, voire beaucoup.

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Et enfin on termine par une touche de reboulage.

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Et la grosse écharpe ?

C’est juste pour éviter le rhume (rapport aux courants d’air qui s’engouffrent).

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Alors ?

Prête à s’enLARGir ?

  • Pantalon : Atsuro Tayama
  • Blouson : Skipper by Oakwood
  • Echarpe : Atsuro Tayama
  • Chaussures : Colin Stuart
10
Oct
08

Up and down

L’escalier de la mode, on peut le monter.

Ou le descendre.

Au final, même si nous atterrissons sur une marche différente en fonction des saisons, nous sommes toujours entre deux niveaux.

La mode ne se renouvelle plus beaucoup.

Mais nous, celles et ceux qui la portons, sommes en perpétuel mouvement.

Notre environnement, nos modes de vie, nos envies, nous font constamment évoluer.

Au fond peu importe le vêtement.

Ne compte plus que la manière de le porter.

De se l’approprier.

Se le réapproprier. Au fil du temps.

Le garder.

Tenter de le réinventer.

L’oublier un peu.

Le retrouver ensuite.

Intact.

Et différent.

Parce que nous avons changé.

Une marche à l’endroit, deux à l’envers et laissons le faire.

Laissons le vêtement nous guider.

Quelle que soit sa direction.

  • Robe : Comme des Garçons (achetée il y a douze ans)
  • Blouson en cuir : Redskins
  • Pull : Petit Bateau
  • Bottines : Eden Shoes

03
Sep
08

Récup’

Récemment, je suis tombée sur ça :

Puis sur ça :

Et enfin sur ça :

Et là, j’ai pas pu m’en empêcher.

J’ai rigolé sous cape.

Enfin, c’est une image. Je n’ai pas de cape.

Parce que cette ceinture, elle faisait partie de mon étagère de trucs à poubelliser.

Les trucs à poubelliser, c’est tout ce que je n’aime plus, ne mets plus, tout ce qui ne me fait plus envie, etc… mais que je ne jette pas.

Non. A la place, je les entasse sur une étagère qui, comme la corbeille d’un ordinateur, peut accueillir plein de saloperies dont on n’a plus besoin. Et tout comme la corbeille d’un ordinateur, on n’est pas obligé de la vider.

Un genre d’étape quoi.

Entre mon dressing et la poubelle.

Bref.

Cette ceinture, donc, moi aussi je l’avais. C’est un cadeau d’ il y a très longtemps, et bien que je crois ne l’avoir jamais portée (pas trop mon truc, d’être transformée en femme sandwich, lardée de marques qui brillent), les photos ci-dessus m’ont interpellée.

Forcément. Je suis un être humain. Et de surcroît une femme.

Et il suffit qu’une de mes congénères trouve un truc super attrayant, pour que cela titille mon cerveau reptilien.

Alors là, vous pensez, trois d’un coup. Trois sources différentes. Trois jeunes femmes arborant cette ceinture. Et le faisant avec brio.

Il n’en fallait pas plus pour que je la transfère de l’étagère à poubelliser vers mon dressing. Et de mon dressing directement sur moi.

Et une petite louche supplémentaire avant la question fatidique.

  • Polo : Atsuro Tayama
  • Jupe : Azzedine Alaïa
  • Blouson en cuir : H&M
  • Chaussures : Asos

Alors, en toute sincérité, j’en fais quoi de cette ceinture ?

Je garde ?

Ou pas ?

Je peux aussi me pendre avec. C’est vrai.

Pour les chaussettes, aucun commentaire. Je suis déjà au courant.

Photos : luxenoir, Daily Mail, Next Trend




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