Posts Tagged ‘Tie and Dye

19
Avr
08

Zara ça vient

Ça fait un petit moment que je voulais ces chaussures (celles du bas, talons bois).
Ça a commencé par cette photo dans le Vogue de ce début d’année. Puis je les ai vu chez Ithaa et Benetie, et oui décidément, j’en avais très envie.

D’un autre côté, il m’arrive souvent de penser à ce que je voudrais et tout aussi souvent d’oublier. Comme dans la chanson.

J’ai été une vraie fashionista, n’hésitant pas à dépenser un mois de salaire dans une virée shopping de quelques heures. C’était comme ça, il fallait que je « remplisse » ma libido fashion. Malheureusement, le soulagement qu’impliquait la dépense de sommes folles dans de la chiffonnade n’était que de courte durée. Le plaisir, pour être complet, devait être constamment renouvelé.

Puis j’ai grandi, chose que je me refusais à envisager. Peut-être même que j’ai vieilli, là aussi à l’insu de mon plein gré. J’ai évolué.
J’aime toujours autant la mode mais je ne suis plus addicted. Je ne me déguise plus (rien de péjoratif là dedans), ou bien très rarement. Le déguisement est un jeu et ce dernier est l’apanage des enfants. Mais voilà, le temps qui passe tue les enfants.

Du coup, le shopping, j’aime moins. J’ai toutes les boutiques les plus désirables en bas de chez moi, mais je préfère le calme d’internet, le plaisir de recevoir le colis chez moi après la commande. Cadeau fait à moi même.

Je digresse, forcément.
Je reviens donc à ces fameuses, vendues chez Gap, qu’il me fallait, oui, mais pas à n’importe quel prix. Du coup, j’ai laissé filer le temps.

Mercredi dernier, j’ai eu une opportunité. En sortant d’un rendez-vous professionnel, je me suis aperçue que j’étais tout près de cette partie de la rue de Rivoli où sont installés H&M, Zara, Gap et bien d’autres encore. J’avais du temps devant moi. Je pouvais donc musarder tranquille.

Pfffff… Comment j’avais fait pour oublier. Oublier qu’on était mercredi après midi. Et que le mercredi après midi, rue de Rivoli, on ne musarde pas. On crie, on hurle, on compare sa nouvelle coupe de cheveux (crête de poulet sur le dessus et queue de mulet sur l’arrière ou l’inverse), on se bouscule, on tient les vitrines dès fois qu’elles s’écroulent (c’est traître une vitrine, le mercredi après midi), on fait tomber la moitié du contenu d’un portant par terre, on rigole bien et on s’essuie les baskets avec (ça n’avait qu’à pas tomber).

Résultat, je pense que c’est bien la première fois que je sors de chez les suédois sans un sac blanc logoté rouge à mon poignet. Non, même pas une paire de chaussettes à mettre dans mes futures chaussures, rien, que dalle, nada, nothing. L’exploit, en somme.

Je sors du magasin avec la sensation d’avoir échappé de peu à la noyade, à l’asphyxie, à l’inhumation vivante. Phobie de la foule, du bruit. Je prends une goulée d’oxygène, je me dirige vers Gap, c’est sur ma route pour rentrer de toutes façons.

Là c’est beaucoup plus calme. J’avise le contenu des rayons et des portants. Pas de fluo et donc pas de kids assortis. Soulagement.
Je file à l’étage et j’aperçois enfin MON Graal. OK, on frise le blasphème, mais quand même elles sont là.

Très vite pourtant, je sus que c’était raté. Très peu de paires. A vue d’yeux (je ne regarde pas encore avec mon nez), je m’aperçois qu’il n’y a pas ma taille. Mais je peux me tromper. Je soulève toutes les paires, vérifie plusieurs fois, ça m’occupe un petit moment.

Je pensais qu’un vendeur arriverait à mon secours, attristé par mon manège. Mais non, il ne se passe rien.
Je reste plantée là, clone de Julien (Clerc, pas Doré). J’attends, je ne vois personne. C’est pas très beau finalement un Gap, un mercredi après-midi et même si c’est pas encore la nuit.

Personne à la caisse non plus. A un moment, je les ai vu passer. Un, puis un deuxième, l’air très affairé, les bras chargés de basiques tristes.
« Excusez-moi. S’il vous plaît. »
« Je reviens ».
« Je voulais juste savoir si toutes les tailles étaient exposées ».
« Ça dépend ».
« Pour les chaussures. »
« Ah les chaussures, elles sont toutes là, c’est tout ce qui reste ».

Je le savais, c’était forcé. Je sors. Je suis déçue.

Encore un peu plus loin et toujours sur mon chemin du retour, Zara.
Je sais pas trop pourquoi mais autant H&M me convient autant Zara c’est pas ma came. Je n’ai jamais rien acheté chez Zara. Mais là, je suis énervée. J’ai beaucoup donné de ma personne, et je suis bredouille.

Non, je ne chercherais pas un autre Gap pour les avoir, mes chaussures. Même sur le site, elles sont en passe d’être sold-out. C’est un signe, c’est comme ça, c’est trop tard.

Zara ou rien.
L’ambiance est plus calme que dans le nord de l’Europe, c’est paradoxal. Je file à toute vitesse, entre les rayons, les yeux fixés au ras du sol, où sont exposées les chaussures. Je veux des chaussures. Avec des hauts talons en bois. N’importe lesquelles. J’avise plusieurs modèles. J’essaie. Rien ne me satisfait. J’en ai marre. J’ai mal aux pieds, c’est pas l’idéal pour essayer des chaussures.

Puis je les vois. OK. C’est bon, c’est ça. La couleur, mouais bof.

« Vous l’avez dans d’autres coloris?  »
« Malheureusement non. »

Tant pis. Y a ma taille. C’est déjà bien. J’essaie, à même la chaussette. Elles sont jolies au pied. La couleur est gaie, après tout. Elles sont pourtant un peu bizarres. J’ai l’impression de plonger vers l’avant quand je marche. Elles ont l’air biseautées. Comme les cartes. Tant pis encore. Je m’en fous. Faut que je m’extirpe de là. Et pas sans rien tant qu’à faire.

Je paie. Je m’en vais. Je suis soulagée.

Version jean basique

  • Tee Shirt : American Vintage
  • Jean : Diesel
  • Trench en daim : Kookaï

Version freaks 50’s

  • Chemisier : H&M
  • Jupe en soie : Unité – La Redoute
  • Ceinture : vintage
  • Chaussettes : Timberland

Et comme sur les blogs, cette semaine était celle du tie and dye :

Version j’ai pas pu résister

  • Robe : Jean Colonna
  • Tee shirt : American Vintage
  • Sac : Antik Batik

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13
Avr
08

Fade to white

Il y a quelques temps de ça, j’avais passé une commande sur la vente Isabel Marant chez vente-privee.com.

Et il y a quelques temps de ça aussi (mais après, dans le temps), j’ai reçu le colis correspondant à ma commande.

J’ouvre une petite parenthèse pour connaître votre comportement quand vous recevez un colis de fringues achetés sur internet :
– vous vous ruez dessus en déchirant le carton quitte à vous péter la manucure et les ongles qu’il y a en dessous, tellement vous êtes impatiente?
– ou comme moi, vous faîtes durer le plaisir et vous n’ouvrez votre paquet que plus tard, parfois bien plus tard, pour reculer le moment de la surprise. Une fois ouvert, ce fameux colis a perdu tout son mystère et donc, un peu, son intérêt.

Je ferme la parenthèse.

C’est en finissant par ouvrir ledit paquet que j’ai été effleuré par une première petite contrariété. C’était blanc, vachement blanc. Mais c’était idiot de le relever dans la mesure où c’était très exactement ce que j’avais commandé, donc…
Mais quand même. C’était blanc. Très blanc.

C’est en sortant le pantalon dudit colis que je sus qu’un doute ne tarderait pas à m’envahir. C’était sûr. On pouvait en mettre plusieurs comme moi à l’intérieur. Mais c’était aussi la taille que j’avais commandé (normalement c’est la mienne), donc…
Mais quand même. C’était grand. Très grand.

Enfin, c’est en déballant le petit top soyeux que je crus percevoir un instant l’ombre d’une hésitation dans mon geste. C’était charmant mais brillant. Conforme à la photo du site en somme.
Mais quand même, c’était brillant. Très brillant.

En commençant l’essayage, une triste pensée m’assaillit. C’est pas encore après demain que je pourrais l’étrenner à l’extérieur cette tenue. En plus des infimes petits défauts relevés, il allait falloir attendre la Saint Augustin* pour parader avec.

Là je préfère illico m’auto freiner dans mon élan, la blogo (moi inclus) étant en train de virer en succursale de Météo France.

Bref, le temps qu’il fait on s’en fout.

Donc, j’avais vu juste, c’était blanc, grand, brillant. Mais c’est pas ça qui allait me décourager. Allez un peu de remue-méninges dans le cerveau, un peu de fouinage dans le dressing, et c’était tout de suite un peu moins blanc, toujours grand et brillant, mais portable.

Version tombée du carton

  • Caraco en soie : Isabel Marant
  • Pantalon : Isabel Marant
  • Chaussures : vintage

Version gilet (a)doré

  • Gilet en soie et coton : Entracte

Version gilet en jean et drap coloré

  • Gilet en jean : Wrangler
  • Etole en soie : souvenir de Thaïlande

Version veste en jean et nappe jacquard

  • Veste en jean : Levi’s
  • Etole : souvenir de Turquie
  • Chaussures : Jonak

Version Tie and Dye cramoisi

  • Veste en velours : Kensigton Market (Londres)

Une préférence ou non c’est décidément trop blanc, trop grand, trop brillant?

* le 28 août
23
Fév
08

Tie another dye

Comme certaines, ont déjà commencé à vous le rappeler, la tendance Tie and Dye pointe de nouveau le bout de sa teinture.
Pour ma part, je pense qu’elle ne nous avait jamais réellement quitté, c’est plutôt nous qui nous en étions tout naturellement éloignées, au nom de tous les crimes de lèse bon goût que certaines d’entre nous (et je m’inclus dans ce nous) n’avaient pas hésité à commettre.

Donc pour recommencer à faire ami-ami, on y va super mollo. Tellement d’ailleurs que cela pourrait presque paraitre imperceptible.

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Une chemise de coupe classique sera ainsi légèrement énervée, (légèrement, on n’en est pas encore à l’hystérie collective non plus), par ce subterfuge tieanddyesque : le haut de la chemise d’une couleur, le bas d’une autre et entre les 2, de la dégoulinade de teinture – quelle audace!

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Si toutefois on souhaite des retrouvailles en douceur et pas direct la grande tape dans le dos, on couvre le tout d’un petit débardeur, qui associé au pantalon droit donne un air un peu masculin et strictise ainsi le côté baba cool seventies du tissu.

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Et comme on est quand même encore en plein frima, bien que là aussi tout soit relatif, on réchauffe le tout d’une grosse veste en maille chinée. Et du même coup, exit le Tie et le Dye (malin n’est-il pas?).

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L’association des différents gris ne vous a pas échappé à vous non plus… et bien c’est fait exprès (si, si), tant de gris dédramatisant ainsi le gris (enfin je trouve).

Les chaussures sont là pour rappeler que tout ceci part d’un choix assumé et qu’on a toutes en nous quelque chose de baba-bobo qui s’éternise…

  • Chemise : Equipment
  • Débardeur en cachemire : Lulu Castagnette
  • Pantalon : Vanessa Bruno
  • Veste en laine : Muji
  • Chaussures : Eden Shoes



août 2018
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