Posts Tagged ‘Vanessa Bruno

03
Fév
09

Super positions

superpositions

Le titre aurait été aussi bien en un seul mot.

Mais si je peux récupérer au passage quelques requêtes Google supplémentaires, je ne vais pas faire la fine bouche non plus.

Mille excuses d’avoir encore disparue… faut vraiment que je m’organise pour préparer quelques billets à l’avance pour quand je m’absente. Pour ma prochaine vie, je choisis d’être ORGANISÉE.

Et mille mercis à celles qui ont répondu à l’appel de mon précédent post. Je suis ravie d’être l’heureuse propriétaire d’une jupe Dior destinée au marché asiatique. Ainsi s’explique aussi le fait que j’ai un petit peu de mal à la fermer (la jupe)…

En ce début février, je suis comme la plupart d’entre vous, impatiente de me familiariser petit à petit avec les incontournables de ce printemps.

Las !

J’ai beau invoquer la Méthode Coué, les éléments se déchaînent en une rumba endiablée et je continue à geler sur place. Alors en attendant des jours meilleurs j’entasse, je pose, je superpose. Les couches (de vêtements s’entend), les matières, les saisons, les couleurs…

Ça tient chaud.

Et puis c’est tendance la superposition. On mixe les courants, les on dit, les non dits, le folklore, les idées en un métissage gloubiboulguesque souvent indigeste, parfois rigolo, mais finalement peu fertile en créativité.

D’année en année et de saison en saison, la mode joue sa partition d’éternel recommencement, rejouant à l’envi les mélodies d’hier et recyclant sans états d’âme les succès des années passées.

Tout aurait donc déjà été fait, expérimenté, produit, pour en être aujourd’hui réduit à porter les reliques de génies disparus (ou pas d’ailleurs) régurgités par des créateurs (?) surfaits et surestimés ?

Est-ce dû à la jeunesse de ces sus dits créateurs, eux qui n’ont pas connu les années 70 et qui ne se souviennent des années 80 qu’au travers du prisme enchanté des Kickers et Petit Bateau de leur enfance et des tailleurs goldoreskes de leur maman ? Même pas sûr.

Les plus âgés aussi s’essoufflent méchamment. Certains ne font plus que recycler à l’infini leurs anciennes collections, d’autres n’ont plus grand chose à voir avec les électrons trublions qui mettaient en émoi les fashionistas de la planète à chaque nouveau défilé. Peu sortent du lot.

Mais après tout qu’importe ? Et qui suis-je pour juger ainsi ? Ne sont ce là que les réflexions d’une pauvre vieille chose aigrie par le temps qui passe (et le retour des saisons) ? Le premier qui parle de retour d’âge, je le gifle.

Oui.

Et non.

Parce que la mode, je l’aime. Et à ce titre, j’ai envie de nouveauté, de changement, d’en avoir plein les mirettes. Car même si je n’achète pas les vêtements des marques qui défilent (ou si peu), j’aime regarder, rêver, m’inspirer…

Le dégel viendra peut-être de la crise, nous obligeant à de nouveaux comportements. Saura-t-elle être à l’origine d’une nouvelle créativité, d’un nouveau et fécond débordement d’idées ?

Moi j’y crois.

Et en attendant et sans créativité, je super pose et je recycle.

Vivement le printemps !

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  • Jupe : Vanessa Bruno
  • Sweat-shirt : American Apparel
  • Gilet en maille fine : La Redoute
  • Blouson en cuir : Maje
  • Gilet en grosse maille : Muji
  • Bottes : Ash
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23
Juin
08

Momo le moins cher

Je m’en doutais un peu, pour être tout à fait honnête. Vous ne connaissez pas Momo.

Oh, je ne peux pas vraiment vous en vouloir. Moi non plus il y a encore quelques jours, je ne faisais pas partie des « happy few ». Maintenant, c’est vrai, j’hésite. J’hésite à partager. Parce qu’une adresse pareille, certains se battraient pour l’avoir. Et moi, je vous l’offre, comme ça, sans contrepartie, aucune.

Bon, OK. J’arrête le délire et je vous raconte.

L’autre jour, je sortais d’un RDV de boulot dans le quartier hautement fashionistique qu’est la Gare du Nord, quand je décidais de rejoindre mon bureau à pied, via le boulevard Magenta, en direction de la Place de la République.

Beaucoup de mes haltes shoppings se trouvent avoir été effectuées après un RDV professionnel. En effet, soit ce dernier se passe bien et il faut fêter ça, en dépensant à l’avance l’argent que vous pensez avoir gagné suite à la signature d’un « fabuleux » contrat.
Soit le RDV a tourné au vinaigre, et là, forcément vous avez besoin d’un lot de consolation.

Dans le cas qui nous intéresse, on en était à un juste milieu entre les deux exemples précités. Le RDV c’était en effet soldé par un « oui mais peut-être », ce qui je vous l’accorde ne veut rien dire et qui fit que je me trouvais réjouie par le oui, mais légèrement frustée par le peut-être.

J’en étais là de mes réflexions réfléchies, quand soudain, mon regard torve (parce que fatigué d’avoir du soutenir des flots de question à une heure aussi peu avancée de la matinée) fut distrait par une avalanche de fleurettes, une profusion de carreaux et un dégueulis d’imprimés, vomis à même le trottoir. Bon, je vous rassure, tout cela était vaguement maintenu par des portants et des cintres, mais quand même…

J’ai alors bifurqué vers tout ce foutoir attrayant, et me suis retrouvée propulsée, telle Alice vers ses Merveilles, sur la planète « c’est pas forcément bô, mais c’est pas cher ». Bouaff, en général, je ne jette même pas un oeil désabusé vers ce genre de commerce tout sauf équitable, mais là, allez savoir pourquoi, j’ai pénétré dans l’antre…

Aucun prix n’étant affiché, je refuse tout net d’être taxée d’intéressée. Et pourtant j’avais déjà moissoné sec sur le trottoir avant de passer la porte. Prudente, je m’enquis quand même du prix de ce que je portais sur les bras, tel un pauvre sherpa ridicule de la hype que je me refuse à revendiquer (on a sa petite fierté, quoaa).

6 € chaque.

Pour toute réponse.

Mais après avoir raccroché son téléphone, mon hôte fut nettement plus prolixe.

Et il y en a à 12 € sur ce portant ci. Et si vous voulez j’en ai même en réserve dans l’arrière boutique. Moi : « Non merci ça ira et puis je voudrais pas vous déranger non plus ». Et lui, mais non vous ne me dérangez pas, suivez-moi. Et moi, pas rassurée : « Oh mais j’en ai déjà plein à essayer là ». Et lui, oh vous inquiétez pas, on fait plus la traite des blanches depuis longtemps maintenant. Et moi, notant au passage qu’il était plein d’humour et que le magasin était désert, qui finit, inconsciente, par le suivre.

Et oui, et hélas pour la tension narrative, ce n’était réellement qu’une arrière boutique avec quelques modèles supplémentaires. J’ai repéré au passage un superbe trench en daim bleu nuit pour moins de 40 € mais qui malheureusement s’est avéré court de manches après essayage, et j’ai fini par échouer dans la cabine d’essayage de la muerte avec mes zillions de jupes imprimées sur les bras.

Au final, sage comme une image, je ne me suis delestée que de 30 € (tout ce que j’avais dans mon porte monnaie ce jour là), soit convertie en marchandises convoitées, cinq jupettes.

Je vous en ai déjà présenté une ici.

En voici deux autres.

La première, une sorte de jupon à grosses fleurs porté avec un débardeur en cashmere et soie, une large ceinture en daim et un blouson léger.

  • Blouson : Vanessa Bruno
  • Débardeur : Lulu Castagnette
  • Ceinture : Vanessa Bruno
  • Sandales : Zara

La deuxième, j’ai rien trouvé de mieux que de copier ce que j’avais vu sur d’autres blogs, et je l’ai transformée en robe, et oui je suis d’accord, ça se voit.

  • Veste : Les Chemins Blancs
  • Sandales : Zara

D’un autre côté, que pouvait-on espérer de plus pour 6 euros, chaque (tout de même).

Momo Le Moins Cher

  • 31 boulevard Magenta 75010 Paris
  • 31 rue Ménilmontant 75020 Paris

Rien à voir, mais pour celles qui ont vu mon post sur Misericordia et qui ont bien aimé, il y a une vente privée les 26, 27 & 28 juin prochains, au showroom de la marque, 25 avenue de Wagram, 75017 Paris (code 2B52 – fond de cour).

20
Juin
08

Me suis encore fait carreautée

Ben oui, c’est comme ça. Certaines se font marabouter, d’autres envouter, voire même ensorceler. Moi ce sont les carreaux qui m’ont jeté un sort. Et depuis, je vis avec. Et eux avec moi.

J’ai eu beau me dire : « demain, j’arrête ! », pleine d’une détermination qui en auraient fait trembler plus d’un, le carreau n’est pas perméable aux invectives. Il est résistant. Et il est fourbe aussi.

Il peut se faire oublier pendant quelques temps – oh jamais bien longtemps non plus, il s’ennuie vite – et réapparaitre au premier tournant, souriant, charmeur, entêtant. Et sitôt croyiez vous l’avoir semé, qu’il est de nouveau là, indispensable.

Et dans ce cas là, peu importe sa taille ou sa couleur. Il est là, tout simplement.

Ci dessous, ces deux derniers méfaits.

Le premier est un chemisier à petits carreaux blanc et prune, col claudine et manches trois quart froncées.

  • Chemisier : Chattawak
  • Pantalon : Isabel Marant
  • Foulard : H&M
  • Sandales : Zara

Le second méfait est une chemise plus westernisante à grands carreaux, que j’ai bien aimé adoucir avec la mousseline d’une jupe en soie.

  • Chemisier : Chattawak
  • Jupe : Vanessa Bruno
  • Ceinture : Richard Gampel
  • Sandales : Zara

J’ai beau chercher (et même aller jusqu’à embrasser le paravent derrière moi), je n’ai pas vraiment de préférence entre les deux.

Et vous ?

24
Avr
08

Back to the eighties

Suite à un post récent chez Frieda, je me suis rappelée que j’avais moi aussi, à une certaine époque, été une groupie (plutôt qu’une fan d’ailleurs).

J’ai donc retrouvé un tee-shirt de cette période (fin des 80’s, début des 90’s) et vous ai fait la version d’alors (telle que je l’ai réellement portée). Tout est d’époque, à l’exception du jean, un peu plus récent.

Et puis j’ai essayé une version un peu plus actuelle, toujours avec ce fameux tee shirt des Jam*.

Alors, vous préférez laquelle?

Version 1988

  • Tee Shirt : vintage
  • Veste : APC
  • Jean : Levi’s
  • Foulard : vintage
  • Ceinture : Agnès b
  • Chaussures : Doc Martens

Version 2008

  • Gilet en skaï : Toi du Monde
  • Pantalon : Vanessa Bruno
  • Chaussures : H&M
The Jam : Premier groupe de Paul Weller, qui forma par la suite « The Style Council ». Aujourd’hui Paul Weller fait une carrière en solo.
01
Avr
08

A la longue

Oui à la longue, je suis sûre que vous aussi, vous allez vous y mettre.

Pourtant, à la lecture de certains blogs, il me semble que ce n’est pas encore acquis.
La jupe longue ne passera pas par vous, en gros…

Pour ma part, comme vous le savez, je garde, au fil des années, les vêtements qui ont marqué leur époque. Mon vintage à moi en somme.

Et comme vous le savez aussi, la mode de la jupe longue, qui ne passera pas par vous cet été, ce n’est ni plus ni moins qu’une « resucée » (ouais je sais je crains) de ce qu’on a pu porter vers le milieu des années 90. Autant dire la préhistoire. D’ailleurs à l’époque, je me souviens que ce n’était pas très pratique pour courir après les T.Rex (get it on) en vue de ramener le dîner du soir. Mais bon, je ne suis pas là pour vous raconter mes jeunes années.

Alors, comme d’hab, brasse coulée dans mon dressing pour en ressortir trois modèles au hasard (fleuri, carreaussé et uni) et tenter de vous aider à vous faire une idée, pour savoir si oui ou non, vous franchirez cet été le Rubicon (méfiez vous les conséquences peuvent en être fâcheuses, d’autres l’ont fait avant vous, mais ils ne sont plus là pour en disserter).

Allez, vous verrez, c’est indolore.

On commence par de la fleur,

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réchauffée par un petit blouson en cuir vintage.
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  • Jupe longue : Kookaï
  • Blouse : H&M
  • Ceinture : Vanessa Bruno
  • Blouson en cuir : vintage
  • Chaussures : Colisée de Sacha
On continue par du carreau (ben tiens, vous pensez bien),
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Et bien sûr, quoi de mieux pour accommoder le carreau que… du carreau.
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  • Jupe : Atsuro Tayama
  • Blouse : vintage
  • Broche : vintage
  • Veste : H&M
  • Chaussures : Jonak
Et on termine par de l’uni navy (non on ne dit plus bleu marine, c’est comme ça),
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que je me permettrai d’égayer avec de la rayure violente associée à de la fleurette discrète.
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  • Jupe longue : Agnès b
  • Blouse : Vanessa Bruno
  • Veste : Naf-Naf
  • Chaussures : Colisée de Sacha

Quant à moi, je compte sur vous pour me dire, si oui ou non, je laisse mes vieilleries au placard ou si je peux quand même sortir fagotée de la sorte sans craindre d’avoir la police du style sur mes compensées.

Votre avis, siouplait…

Sinon, le jeu des foulards est toujours ouvert. J’ai comme l’impression qu’il sent un peu le pâté ce foulard…

16
Mar
08

Franges en bataille

Les franges c’est pas mal.

Sur du daim, c’est encore mieux.

Et discrètes, c’est comme ça que je les préfère.

D’abord parce que j’ai un peu passé l’âge de me transformer en personnage de dessin animé. Et ensuite, même si j’ai depuis toujours une passion avouée pour les Indiens d’Amérique du Nord, à chacun son époque et ses costumes, les bisons n’en seront que mieux gardés.

Pour en revenir à nos bisons, justement, les franges pour moi, ça rime plutôt avec accessoires (sauf les chaussures, mais là c’est une question de goût, chacun les siens).

Voici donc une petite sélection de franges pendouillantes sur du sac, de la ceinture, voire même de l’écharpe (en daim parfaitement).

Tout d’abord ma petite collection de sacs Antik Batik. Comme je les aimais bien, je les ai pris dans tous les coloris qui étaient disponibles. Ça c’est une autre de mes obsessions, quand j’aime vraiment un vêtement ou un accessoire, je retourne en général l’acheter dans toutes les couleurs que je trouve (après tout chacun ses tics – ou ses tocs, à ce stade là j’avoue que je ne sais plus).

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Ensuite une ceinture Vanessa Bruno. Je précise qu’elle est bien plus seyante portée sur les hanches. C’est d’ailleurs aussi beaucoup plus pratique pour se repérer dans l’espace.

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Toujours Vanessa Bruno, avec un petit sac à la frangette très discrète. Vanessa (oui oui, je l’appelle par son prénom), elle se dit comme moi que la frange c’est bien, mais c’est encore mieux tout en légèreté…

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Enfin, je termine par une écharpe en daim aux jolis motifs perforés de Gérard Darel. Mais là j’avoue c’est un peu de la triche, parce qu’une écharpe, en général, c’est souvent frangé… mais moins souvent en daim… alors l’un dans l’autre…

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Et vous la frange, ça vous branche?…

23
Fév
08

Tie another dye

Comme certaines, ont déjà commencé à vous le rappeler, la tendance Tie and Dye pointe de nouveau le bout de sa teinture.
Pour ma part, je pense qu’elle ne nous avait jamais réellement quitté, c’est plutôt nous qui nous en étions tout naturellement éloignées, au nom de tous les crimes de lèse bon goût que certaines d’entre nous (et je m’inclus dans ce nous) n’avaient pas hésité à commettre.

Donc pour recommencer à faire ami-ami, on y va super mollo. Tellement d’ailleurs que cela pourrait presque paraitre imperceptible.

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Une chemise de coupe classique sera ainsi légèrement énervée, (légèrement, on n’en est pas encore à l’hystérie collective non plus), par ce subterfuge tieanddyesque : le haut de la chemise d’une couleur, le bas d’une autre et entre les 2, de la dégoulinade de teinture – quelle audace!

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Si toutefois on souhaite des retrouvailles en douceur et pas direct la grande tape dans le dos, on couvre le tout d’un petit débardeur, qui associé au pantalon droit donne un air un peu masculin et strictise ainsi le côté baba cool seventies du tissu.

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Et comme on est quand même encore en plein frima, bien que là aussi tout soit relatif, on réchauffe le tout d’une grosse veste en maille chinée. Et du même coup, exit le Tie et le Dye (malin n’est-il pas?).

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L’association des différents gris ne vous a pas échappé à vous non plus… et bien c’est fait exprès (si, si), tant de gris dédramatisant ainsi le gris (enfin je trouve).

Les chaussures sont là pour rappeler que tout ceci part d’un choix assumé et qu’on a toutes en nous quelque chose de baba-bobo qui s’éternise…

  • Chemise : Equipment
  • Débardeur en cachemire : Lulu Castagnette
  • Pantalon : Vanessa Bruno
  • Veste en laine : Muji
  • Chaussures : Eden Shoes



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